vendredi 20 février 2026

MUSÉE du "carédar"... [ROUSSEL-Les Saisons de la vie_1892...]

Ker-Xavier ROUSSEL. (1867-1944)
"Les Saisons de la vie"_1892-1895
Huile sur toile. (58 cm X 122 cm)
Paris, Musée d'Orsay.

"carédar-693"
"Les Saisons de la vie" "L’expérimentation nabie de Roussel, si elle est brève, se présente comme une séquence radicale qui n’a souffert ni compromis, ni essoufflement. Le peintre a suivi les impératifs décoratifs de son groupe mais il a aussi assimilé des esthétiques nouvelles comme l’estampes japonaise ou la scénographie d’avant-garde issue du théâtre de marionnettes que les Nabis remettent à l’honneur dans la lignée du Petit Théâtre de Marionnettes de Bouchor et Signoret. Cette conception nouvelle de la mise en scène voulait remplacer les conventions réalistes du théâtre d’André Antoine et visait à évider le jeu de l’acteur des aspérités vernaculaires du théâtre traditionnel. Elle va dans le même sens de dépersonnalisation des comédiens que les quatre femmes de Roussel, réduites à des figures sans visage distinct, et des corps sans modelé." (Mathias Chivot)

Ker-Xavier ROUSSEL
"Autoportrait"_avant 1944
François Xavier Roussel, dit Ker-Xavier ROUSSEL (1867-1944) est un peintre et graveur français. Il fait partie du groupe des Nabis. Il est le beau-frère d'Édouard Vuillard. Romantique et rêveur, Ker-Xavier Roussel est très intéressé par l’avant-garde artistique de son époque, qu’il s’agisse de poésie, de théâtre ou de musique. Son style, au début assez hétéroclite, évoluera vers un symbolisme sensuel d’inspiration virgilienne. De cet artiste discret, on connaît essentiellement les tableaux de la période nabie, marqués par les principes du synthétisme : la simplification des formes, l’abolition de la perspective, la construction des compositions en aplats colorés. Aussi belles soient-elles, ces œuvres ne représentent qu’une petite partie de sa production, entre 1890 et 1896. Dès le tournant du siècle et pendant quarante ans, Roussel va se passionner pour la mythologie. De tableaux de chevalet en grands décors, ce fervent lecteur de Nietzsche multiplie alors les variations autour d’une nature rêvée (pourtant inspirée de paysages des environs de Marly-le-Roi), en des fables lumineuses peuplées de nymphes et de satyres, parfois teintées d’érotisme...

"J’aime beaucoup la campagne. Il faudrait peindre comme on regarde ; il faudrait que le pinceau puisse poser, comme le regard la cueille, la fleur de la vision, avant que des éléments vains et lourds ne s’immiscent en elle." (Ker-Xavier Roussel), cité par Charles Chassé, in L’Amour de l’art, 1er janvier 1933. 

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