lundi 25 septembre 2017

Ça s'est passé un 25 septembre... "découverte de l'océan Pacifique"

"une des premières cartes imprimées de l’océan Pacifique, par Ortelius – 1589"
25 septembre 1513 : Balboa découvre le Pacifique

Après plusieurs jours de marche à travers la cordillère du río Chucunaque, le conquistador espagnol Vasco Núñez de Balboa (1475 - 1519) arrive en vue d’un océan encore inconnu des Européens, qu’il nomme "mer du sud".
Balboa prend possession de cette nouvelle mer au nom de la couronne espagnole.
C’est le portugais Fernand de Magellan, découvrant la voie maritime permettant d’y accéder, qui la baptisera "pacifique" en 1520, en raison de la clémence de ses eaux.
Vasco Núñez de Balboa

CARÉDAR-263

"carédar-263"
Photo ou peinture ?

Une recette de pudding... (propsée par Ysus)

[Pudding crémeux de Beaune]
Ingrédients (pour 6 personnes) :
- ¾ de litre de lait
- 1 citron bio
- 80 g de sucre
-  80 g de farine
-  80 g de beurre
- 4 œufs
- 60 g de sucre pour le caramel
Préparation :
Ce pudding crémeux se fait cuire dans un moule à manqué de 4 ou 5 cm de haut (plus haut, il s'effondrerait au démoulage).
-  Caramélisez le fond du moule, dès que la bonne couleur du caramel est atteinte éteignez-le avec une cuillerée à soupe d'eau.
-  Laissez refroidir, le caramel sera pris mais souple sous le doigt sans coller.
- Enlevez tout le zeste du citron à l'économe, mettez-le dans le lait avec le sucre, faites bouillir, puis laissez infuser 10 minutes à couvert.
- Dans une casserole faites fondre le beurre, ajoutez la farine, mélangez et cuisez 3 minutes.
- Ajoutez le lait débarrassé du zeste, tournez très vite avec une cuiller de bois jusqu'au premier bouillon.
- Mettez à refroidir en remuant de temps en temps afin d'éviter la formation de "peaux".
- Ajoutez alors les jaunes d’œufs un à un en remuant puis les blancs battus en neige. Mélangez délicatement en soulevant la masse de bas en haut à la spatule.
- Versez dans le moule, posez-le dans un plat adapté avec 2 ou 3 cm d'eau, mettez à four chaud pendant une heure environ, vous pouvez laisser le pudding quelques minutes dans le four éteint.
- Démoulez au moment de servir tiède, tel qu'il sort du four c'est à dire simplement caramélisé ou présentez en même temps une jatte de crème anglaise, bien froide, à la vanille et/ou au citron.


DAZIBAO

samedi 23 septembre 2017

Envoi d'Auguste Cordo.

Une mante religieuse solitaire, vue cet après midi sur la route au Rumanu.

Les mantes peuvent voler, toutefois, verte ou marron, la femelle alourdie par ses œufs vers la fin de l'été, ne se déplace qu'au sol. Après l'accouplement, c'est le mâle qui est marron.

Des cynorhodons à foison, chez Marie-Jeanne.

Le cynorhodon est aussi appelé gratte-cul.

Souvenir

"LE PLUS BEAU TANGO DU MONDE"-Fisarmonica-Accordéon-Accordion

Une "nouvelle" de [PC]... (suite et fin)

Néanmoins, ce fut d’un ton rogue que je lui demandai : "Nous nous connaissons ?"
"Je vous ai souvent vu passer et je sais qui vous êtes, mais vous, vous n’avez jamais fait attention à moi." dit-elle avec une moue qui la fit paraître enfantine. Comme la radio passait un tango, elle se pencha pour lever le son, sortit et vint ouvrir ma portière. "Faites-moi danser." Elle était légère dans mes bras et nous avons réinventé Le plus beau tango du monde. Son sourire était tendre et malicieux. Elle avait dû être une jeune fille espiègle et pleine de vie. J’eus soudain envie qu’elle me raconte son histoire, pour la première fois depuis deux ans, je m’intéressais à quelqu’un d’autre. "Vous d’abord." dit-elle, comme si elle avait lu dans mes pensées. Elle s’assit sous le chêne et m’invita à la rejoindre d’un geste gracieux.

J’évoquai mon petit garçon sans pouvoir retenir mes larmes et puis je parlai de Vanina sa maman. J’en parlai comme de la femme que j'avais aimée, avec qui j’avais eu envie de fonder une famille. Avais-je transformé trop vite Vanina en mère, oubliant la femme, l’amoureuse ? Quelle était ma part de responsabilité ? J’avais pris conscience d’un problème, exigé qu’elle le résolve. Mais je ne l’avais pas aidée vraiment, pas cherché à savoir ce qui se cachait de souffrances derrière son addiction. J’avais fini par la mépriser et ne voir que la déchéance. Le pas mal assuré, les gestes devenus maladroits, les tremblements, la bouffissure des traits, l’odeur alcoolisée de son haleine me dégoûtaient. J’avais abandonné Vanina. Mon intransigeance avait détruit ma famille.
Un maelström de honte et de culpabilité me courba dans une nausée. Je me levai pour faire quelques pas. La femme me suivit, prit mon visage entre ses mains et l’inclina vers les étoiles. Je murmurai un pardon et le ciel se brouilla à travers mes larmes. "Il faut vous pardonner aussi" dit ma compagne. Je hochai la tête. Sa main dans la mienne redonnait vie à mon corps, la douleur me quittait. Elle frissonna et je l’enveloppai de mon blouson.
"Comment vous appelez-vous ?" Elle ne répondit pas, traversa la route d’un pas vif, escalada la roche et disparut dans le maquis, un craquement de branche, le grognement d’un sanglier dérangé et le silence reprit la nuit.

Le lendemain matin, les Rutalais qui partaient vers la plaine, se demandèrent d’abord éberlués puis hilares qui avait bien pu affubler la statue de la Vierge d’un blouson de cuir noir. Et surtout, comment ? Comment enfiler un vêtement à une statue ? Un embouteillage se forma. La Madone portait bel et bien un blouson noir sur sa robe blanche. L’évêque accourut, le préfet se déplaça, la gendarmerie enquêta. Certains crièrent au miracle, d’autres au sacrilège. Marie souriait et gardait son secret.

Un matin, je trouvais mon blouson posé sur le capot de ma voiture. Le cuir noir sur le cœur, pleurant et riant, j’esquissai sur le trottoir quelques pas du plus beau tango du monde.
[PC]

LA LANGUE AU CHAT...

Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville, (Verlaine)
Un grand besoin d’amour me tourmente et m’obsède . (Léon Deubel)
Je cherche le silence et la nuit pour pleurer (Corneille, Le Cid)
Et les grands ciels qui font rêver d’éternité . (Baudelaire)
Quand reverrai-je, hélas de mon petit village, fumer la cheminée ? (Du Bellay)
Il n’est point de pays plus plaisant à mes yeux. ( La Boétie)
Fuir, là-bas, fuir, (Mallarmé)
Je partirai, je sais que tu m’attends. (V.Hugo)
Écoute, une rumeur va jusqu’à l’horizon, (F.Carco)
J’avais cru voir une île à l’aisselle du vent. (L.Aragon)
Le vent m’est un ami qui chante et m’accompagne. (É.Verhaeren)
J’aime les nuages qui passent là-bas, les merveilleux nuages. (Baudelaire)
Va dire à ma chère île, là-bas, tout là-bas,
Qu’au lever de la lune elle entendra mon pas (Patrice de la Tour du Pin)
Ah, pourquoi faut-il que je me souvienne ? (F.Carco)
O matins lumineux, matins dorés et flous. (F.Carco)
L’air est si parfumé, la lumière est si pure, (Lamartine)
La montagne a gardé sa douceur transparente. (F.Carco)
Je marie les sous-bois aux forêts de fougères. ( Ch.Le Quintrec)
Trois lézards dorment sur le mur. (T. Derème)
Tout cela est empreint d’une grande douceur. (Maurice Magre)
Laissez-moi, je voudrais retrouver mon enfance. (Ch. Le Quintrec
Je veux aller encore m’asseoir sur cette borne, (Jean Moréas)
Voir la beauté du soir trembler sur les feuillages, (M.Magre)
Quelque chose d’heureux trembler dans l’infini. (V.Hugo)
Et ce soir je souris parce que je suis ici. (Ph. Soupault)

Grille numéro 485.


vendredi 22 septembre 2017

Chataîgneraie du Rumanu.

On a toujours besoin d'un plus petit que soi.

aujourd'hui, c"est l'automne.

Arrêter un AVC...

Très IMPORTANT :
Quels sont les signes précurseurs d'un AVC ? Regarder la vidéo et en parler autour de vous. Ça peut sauver des vies !

https://www.youtube.com/watch_popup?v=wR6q6B46DWo

MUSÉE du "carédar"... [Uccello-Saint Georges et le dragon_v. 1470]

Paolo Uccello
"Saint Georges et le dragon"_v. 1470
Huile sur toile. (55,6 cm X 74,2 cm)
National Gallery, Londres.
"carédar-262"
Uccello a peint trois versions de la légende de "Saint Goerges et le dragon", celle de la National Gallery étant la plus aboutie... Le dragon détenait la princesse dans la grotte. Saint Georges, en armure sur son cheval blanc, vient la délivrer. De sa lance, il transperce la tête du dragon. La simple observation ne permet pas de deviner la suite, mais tous les chrétiens, au XVe siècle, connaissaient la légende. Le bien doit vaincre le mal, l'épouvantable dragon doit se soumettre au preux chevalier et à la douce princesse...
Uccello était un maniaque de la perspective. Il construit donc son tableau sur trois plans successifs lui permettant de produire un effet de profondeur. Au premier plan, le combat ; au deuxième plan, la grotte, les rochers et les nuages orageux sur la droite ; à l'arrière-plan et au centre de la composition, la plaine puis les montagnes à l'horizon. Les lignes de fuite se dirigent vers ces montagnes. La raison d'être des rectangles herbeux au premier plan réside dans la volonté du peintre d'accentuer visuellement l'effet perspectif par des figures géométriques suivant la ligne de fuite. Le procédé était courant à l'époque : on utilisait fréquemment le dallage au sol à cette fin.

Paolo di Dono di Paolo, dit Paolo UCCELLO (1397 - 1475) est un peintre florentin de la 'première Renaissance'. Il fait partie des peintres du Quattrocento ayant marqué l'histoire de la peinture par sa maîtrise des nouvelles règles de la perspective. Après avoir reçu les formations de peintre, sculpteur, orfèvre et architecte, il rejoint en 1424 la Compagnie des peintres de San Luca... Tout au long de sa vie, il fait de ses recherches sur la perspective une vraie passion allant parfois jusqu'à l'obsession, ce qui lui vaudra les critiques de ses contemporains et son surnom, [Uccello] (oiseau), sans doute pour ses lubies et son étourderie. Il utilise souvent le raccourci pour traiter les formes et joue de cette technique jusqu'à donner un caractère fantastique à certaines de ses œuvres. D'après les écrits de Giorgio Vasari, Paolo Uccello finit ses jours en 1475 "seul, excentrique, mélancolique et pauvre".

À la demande de ... [Natalie DESSAY - Michel Legrand "Les moulins de mon cœur"]

Intornu a u fucone.


jeudi 21 septembre 2017

AIMEZ-VOUS LA GUITARE MANOUCHE ?



Vous en avez pour une bonne heure. Tout est bon. "Nuages" est à 25'45".

LE LAC DE PADULA


A l'origine, retenue d'eau à vocation agricole, destinée à l'irrigation des cultures et des vergers que les propriétaires riverains étaient censés développer dans la plaine, et d'ailleurs financée (après bien des efforts) à ce titre, le lac est devenu un simple aménagement paysager, agréable d'ailleurs, mais laissant tout de même un léger sentiment de gaspillage et de détournement de fonds publics...

Une "nouvelle" de ... [PC]

"TANGO"

Balayée de bourrasques et d’ennui, la place Saint Nicolas me fit presser le pas vers le Vieux Port que j’espérais plus animé. Las, la ville dormait. Une porte s’ouvrit, troublant la ruelle d’une lumière rouge et de musique à effeuillage langoureux. Un type sortit en titubant du bar de nuit et envoya un baiser grotesque à une rousse accoudée au comptoir. À l’angle de la rue, l’homme heurta le mur, jura et s’accrochant à un réverbère dégueula sa soirée d’ivrogne. Il tendit la main vers moi, "putain, je suis mal" pleurnicha-t-il. Je crachai dans le caniveau et lui souhaitai de crever.
Je laissai Bastia derrière moi, le pied lourd sur l’accélérateur comme si la vitesse pouvait me faire échapper à mes cauchemars, à mon chagrin, mais aussi à cette dureté que je n’aimais pas chez moi. Après Biguglia, je pris la direction de Rutali, il me fallait mon village natal, ma matrice. Là seulement, je trouverais un semblant de paix, d’équilibre. Je me garai sous la statue de la Vierge près du petit chêne baptisé Le chêne de César. César qui l’avait planté s’en occupait avec l’attention que l’on porte à un enfant pour qu’il grandisse droit et fort. Ce que j’aurais voulu faire avec mon fils. J’abattis mes poings sur le volant, y cognai mon front et pleurai longtemps.


"Un peu d’alcool, disait ma femme aide à se mettre dans l’ambiance." Séduisante, séductrice et amusante, elle riait, plaisantait, dansait quand un ou deux verres avaient fait tomber les barrières de sa timidité. Mais très vite, nous avons glissé du bonheur vers des disputes fréquentes et sordides à propos de l’alcool. Elle buvait parfois dès le matin. J’avais peur pour notre fils. J’ai supplié, crié, négocié. Un jour, j’ai même eu envie de la gifler. Nous ne méritions pas d’en arriver à cette honte. 
Je ne saurai jamais ce qu’elle allait faire sur cette route verglacée du Fiumorbu.
J’ai assisté sans larmes, froid et haineux à ses obsèques ; glacé et désespéré quand on a fait glisser dans la tombe le petit cercueil de Matteo, cinq ans.
Rutali était plongé dans le noir, il était bien trop tard pour aller chercher du réconfort auprès de mon ami Toussaint.  Je laissai s’apaiser ma peine, cherchai un dérivatif en allumant l’autoradio et essayai de chanter d’une voix pitoyable. Plus de mouchoirs dans la boîte à gants, je me mouchai avec le bas de ma chemise.

La femme ouvrit la portière et s’installa à la place du passager. "Moi aussi j’ai perdu un enfant". Je sursautai si violemment que je me mordis la langue. Furieux, mon premier mouvement fut de lui dire de me ficher la paix et de sortir de ma voiture. J’avais le goût du sang dans la bouche et si mal que je l’aurais volontiers poussée au-dehors. Je me tournai vers elle le visage crispé de colère. Je restai bouche bée, ébloui. Elle était si belle… Je détaillai le visage fin encadré de longs cheveux noirs, passai vite sur un genou rond que dévoilait la robe blanche, tentai de ne pas m’attarder sur un corps que je devinais troublant. Je ne voulais pas lui faire peur, je ne voulais plus qu’elle s’en aille... (à suivre)

KÉSACO-191_"CENTON"

Un CENTON est une pièce littéraire en vers ou en prose, constituée d'extraits provenant des œuvres de différents auteurs. En voici un ; à vous d'en retrouver les auteurs...
¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤
Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville._1
Un grand besoin d’amour me tourmente et m’obsède._2
Je cherche le silence et la nuit pour pleurer,_3
Et les grands ciels qui font rêver d’éternité._4
Quand reverrai-je, hélas de mon petit village, fumer la cheminée._5
Il n’est point de pays plus plaisant à mes yeux._6
Fuir, là-bas, fuir,_7
Je partirai, je sais que tu m’attends._8
Écoute, une rumeur va jusqu’à l’horizon._9
J’avais cru voir une île à l’aisselle du vent._10
Le vent m’est un ami qui chante et m’accompagne._11
J’aime les nuages qui passent là-bas, les merveilleux nuages._12
Va dire à ma chère île, là-bas, tout là-bas,
Qu’au lever de la lune elle entendra mon pas._13
Ah, pourquoi faut-il que je me souvienne ?_14
Ô matins lumineux, matins dorés et flous._15
L’air est si parfumé, la lumière est si pure,_16
La montagne a gardé sa douceur transparente._17
Je marie les sous-bois aux forêts de fougère._18
Trois lézards dorment sur le mur._19
Tout cela est empreint d’une grande douceur._20
Laissez-moi, je voudrais retrouver mon enfance._21
Je veux aller encore m’asseoir sur cette borne,_22
Voir la beauté du soir trembler sur les feuillages,_23
Quelque chose d’heureux trembler dans l’infini._24
Et ce soir je souris parce que je suis ici. _25

Solution de la grille n° 484.


mercredi 20 septembre 2017

Que notre village est beau ! ;-))

(crédit photos : kabelne)
(cliquer pour agrandir)

A l'époque, l'abattoir était sur place

Le ciel au-dessus de Rutali, hier soir

Photos X. Mattei

U mulinu.

Un moulin méconnu: le moulin de l’ATTULINU

Il n’est certes pas en service mais n’est pas non plus totalement en ruine.
L’association amie OPERA de RUTALI s’est mis en tête de restaurer ce moulin en comptant presque exclusivement sur le bénévolat de ses membres car contrairement à l’opération des pagliaghji, LEADER+ ne sera pas partenaire puisqu’en sommeil.
Nos amis ont déjà démaquisé et même déboisé. Nous connaissons leur pugnacité et nous ne doutons pas qu’un jour le moulin fonctionnera.
0n connaît la suite.

ANNIVERSAIRE... (envoi de cordo)


20 septembre 1917 : Passchendaele, 2ème bataille des Flandres - la boue et l'ypérite
Le commandement anglais, avec sous ses ordres des contingents canadiens, australiens et néo-zélandais décide en 1917 de percer le front de Flandre pour occuper les ports où sont basés les sous-marins qui font des ravages sur les transports de troupes et de matériel. En outre cette attaque devait soulager l’armée française durement éprouvée par l’offensive de la Somme et en proie aux mutineries. Forts de l’exemple donné par les Canadiens à Vimy, les Anglais du général Douglas Haig avaient minutieusement préparé l’offensive qui débuta en juillet, espérant profiter des quelques semaines sans pluie de l’été. Malheureusement la pluie déjoua les prévisions et vint contrarier l’offensive qui s’enlisa rapidement et dut être stoppée après une courte avancée. Haig décida de renouveler la tentative après reconstitution du potentiel offensif ; le 20 septembre 4 divisions s’élancent à l’assaut mais la pluie tombe sans discontinuer et transforme la ligne de front en bourbier où les fantassins lourdement équipés s’enfoncent profondément ou sont engloutis par les cratères d’obus remplis d’eau boueuse qui se transforment en pièges mortels. Le calvaire des assaillants va connaître un sommet quand les Allemands vont employer pour la première fois devant Ypres le gaz moutarde, qui prendra ainsi le nom d’ypérite. C’est un gaz vésicant, s’infiltrant à travers les équipements de protection et attaquant la peau les muqueuses et les yeux, infligeant aux victimes aveuglées des souffrances effroyables. Malgré tout, les alliés réussirent à progresser vers les hauteurs surplombant Ypres qui furent enfin conquises après une dernière offensive menée par les Canadiens en novembre. Ce maigre gain de terrain, n’ayant réussi qu’à réduire le saillant d’Ypres aura coûté aux Alliés 265 000 hommes presque tous Anglais dont 40 000 disparus, engloutis dans la boue. Ce cauchemar atroce hantera pendant plusieurs générations la mémoire collective britannique.

À la demande de ... " la Méditation de Thaïs (Massenet)" par Renaud Capuçon

Blog-loisirs... SUDOKU


À la devanture du libraire... (envoi de Louis Giacomoni)

Corse hymne à la beauté

Décidément Vladimir Biaggi ne finit pas de nous surprendre. Voici que vient de paraître aux éditions Marc Crès, son dernier ouvrage, cette fois-ci concernant la Corse sous le titre de "Corse hymne à la beauté".
C’est un livre de 224 pages, couverture cartonnée et pelliculée de 23,5 x 29 cm, reliure cousue et collée, agrémenté de magnifiques photos de Christian Crès, Philippe Pierangeli et Gilles Martin-Raget.
Vladimir Biaggi demeure à Martigues mais ses racines corses – son grand-père François ou Ceccu Biaggi de Rutali émigré à Marseille, l’ont conduit à rédiger un livre sur son île dont il veut en faire partager la découverte. Il raconte son voyage par bateau à partir de Marseille pour Ajaccio, son périple à travers la Corse puis son retour de Bastia. Le livre est beaucoup plus qu’un livre de géographie car l’on sent à travers le récit de Vladimir tout son amour pour son île avec de nombreuses références à l’histoire, la langue corse présente à travers des extraits de chansons, des termes culinaires ou des expressions qui nous renvoient à une identité propre. La Corse a charmé bon nombre de visiteurs, inspiré bien d’écrivains. Vladimir prend le relais avec son génie. Nous avons admiré son érudition, son style et la richesse de sa phrase. Nous pensons, après avoir lu nombre de ses ouvrages, qu’il est digne de figurer à l’Académie Française. Nous rappelons qu’il a écrit des livres de philosophie (dont « Philo terminales » et « Dictionnaire de philo » avec Guillaume Montsaingeon), d’histoire (dont « Éloge de la Réxistence » ou les carnets de son père Émile captif en Allemagne durant la seconde Guerre Mondiale puis le livre choc de l’an dernier avec Nicolas Balique : « Ernst Dunker et la gestapo de Marseille »), ouvrages de monographie ou découverte (Martigues, Escapades de Marseille en Provence, opuscule Avignon), de cuisine (« Le goût du cabanon, recettes savoirs et légendes »), la mer (« poulpes seiches calmars, mythes et gastronomie» avec Jean Arnaud), participation à l’opuscule « les oursins flottants » à Istres de Daniel Zanca, préface de l’opuscule « La petite vague » de Michel Digès.

Avec "Corse hymne à la beauté", Vladimir réjouit les cœurs. Grâce à lui, la Corse sera mieux connue et aimée par les continentaux et les insulaires.
Vladimir dédicacera son livre à Bastia, en la librairie Album, le samedi 30 septembre 2017, de 15h 30 à 18h 30.  Nous souhaitons qu’il ait beaucoup de succès.

Louis Giacomoni
Vladimir Biaggi, ancien professeur de philosophie,
a publié de nombreux écrits.
Il est un habitué de la Corse. Photos n.ga

mardi 19 septembre 2017

Décès

C'est avec une grande tristesse et beaucoup d'émotion que nous apprenons le décès de Félix,
le jeune frère du Père Bertrand, curé de notre paroisse.
Le blog présente ses plus sincères condoléances au Père Bertrand et à ses proches.

Décès à Marseille, a l'âge de 101 ans, d'une rutalaise d'origine.

Antoinette Manoelides, née Morelli, était la fille de Natalina, par ailleurs mère d'Angele, puis en secondes noces de Charlot, Roger et Marie. Elle avait quitté très jeune Rutali et fondé une famille à Marseille qui exerçait une fonction de commerce de gros dans le secteur alimentaire. Elle n'était revenue que rarement à Rutali, mais elle gardait des contacts réguliers avec ses parents. Les vieux rutalais se souviendront peut-être d'elle. 
À ses enfants, petits enfants, a ses proches du village et de Marseille, le blog présente ses condoléances attristées.

Photos du même endroit.

Il y a eu un changement.

Recette de la confiture de mûres... Ysus écrit :

« Récemment dans le blog, PimPrune a évoqué la confiture de mûres de Canavaggia. Notre regretté voisin à Rutali, Jacques À., en préparait chaque saison. J'ai gardé précieusement sa recette manuscrite, la voici pour le blog telle quelle... »

Confiture de mûres
- Les mûres une fois lavées, les mettre dans un récipient, ajouter 1 verre ou même 1verre ½ d'eau.
- Les faire cuire en remuant avec une cuillère en bois.
- Une fois cuites, les passer à la moulinette avec la crépine (grille?) très fine.
- Ce travail terminé, peser et ajouter le sucre suivant votre goût, de500 à 800 grammes maximum par kilo.
- La faire cuire à nouveau, surtout en la remuant souvent, car elle pourrait attacher au fond. La cuire aussi suivant votre goût, si vous l'aimez épaisse ou fluide. En principe, elle est cuite lorsqu'elle commence à faire des perles à la surface.


Photos prises au même endroit.


Que nous proposerez-vous ?

une chanson ?
un film ?
un livre ?
une production écrite ?

lundi 18 septembre 2017

Les pompiers du futur. Envoi J. Debeaurain.

À la demande de ... Renata Tebaldi "Un bel di vedremo"

AIMEZ-VOUS LE BANDONÉON ?

Ça s'est passé un 18 septembre... "abolition de la peine de mort en France"

Le 18 Septembre 1981 : abolition de la peine de mort en France

Ce jour là, à l'Assemblée nationale, les députés controversent avec passion au sujet de l'abolition de la peine de mort. Il faudra plusieurs heures pour arriver au vote final. Sur les 482 députés qui se prononcent, 369 votent pour l'abolition et 113 contre. Ce vote donnera lieu à la loi d'abolition le 9 octobre 1981. Cet événement est la conséquence d'une longue évolution. En effet, la peine de mort fut une première fois abolie en 1795 par la Convention, puis rétablie en 1810 sous l'Empire. En 1906, un projet de loi pour transformer la peine capitale en peine perpétuelle est rejeté. A partir de 1939, le public ne peut plus assister aux exécutions. Puis, à partir de 1951, la presse n'a plus le droit de les commenter. Il faut attendre la présidence de François Mitterrand, élu en mai 1981, pour que le dossier soit débattu à nouveau à l'Assemblée nationale. Sous la Ve République, de 1958 à 1981, il y a eu 19 exécutions, la dernière peine de mort ayant été prononcée en 1977. Depuis 1981, près de trente demandes de rétablissement de la peine de mort ont été déposées à l'Assemblée nationale.

CARÉDAR-262

"carédar-262"
Serez-vous inspirés ?

Le saviez-vous ?

"typhon"
Ouragan, cyclone ou typhon ?

Les termes typhon, ouragan et cyclone tropical recouvrent tous les trois la même réalité : ils désignent un phénomène tourbillonnaire des régions tropicales (entre 30°N et 30°S) accompagnés de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à 64 nœuds c'est-à-dire 118 km/h ( soit une force 12 sur l'échelle de Beaufort).
La désignation adoptée dépend simplement de l'endroit du globe où se produit le phénomène.
Le terme cyclone ou cyclone tropical est réservé à l'Océan Indien et au Pacifique sud. On parle en revanche d'ouragan en Atlantique nord et dans le Pacifique nord-est et enfin de typhon dans le Pacifique nord-ouest.

samedi 16 septembre 2017

À la manière de... (proposé par Lydia)

Voici un texte de Pierre Perret "Ma France à moi" :

"Ma France à moi c'est celle de Picasso, de Cézanne et celle de Soulages, celle d'Ingres, celle de Rodin, la France des calembours, des Bidochons, celle de la paillardise aussi bien que celle des chants de partisans. Ma France c'est celle de Daumier, celle de l'Assiette au beurre, du Sapeur Camembert, celle de Chaval, celle de Cabu, de Goettlieb, de Siné, celle du Canard, de Fluide Glacial et de Charlie, drôles, insolents, libres ! Ma France c'est aussi celle des dictées de Pivot, celle de Klarsfeld et celle de Léopold Sedar Senghor, la France des enfants du Paradis et des enfants du Veld'hiv, celle de la mode libre, celle de la danse, des flirts et des câlins, celle de la musique douce et des rock déjantés, celle de la gourmandise, ma France à moi c'est une France capable de renvoyer dos à dos la Bible et le Coran s'il lui prend l'envie d'être athée."

À l'instar de Pierre PERRET en utilisant le même procédé d'énumération, quelle serait votre Corse à vous... ou votre France à vous ... ? 
¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤
J'ai fait "remonter" cette rubrique qui a séduit beaucoup de nos lecteurs (262 visites) et qui pourrait certainement en tenter quelques autres... À vos claviers, donc ;-))

La CITATION du jour

"Le courage est la résistance à la peur, la maîtrise de la peur,
non pas l'absence de peur."

À la demande de ... "Une île"_Serge Lama

J'AIME ( Franz Bischoff) 1864-1929 "Pêche sur la lagune"


LA LANGUE AU CHAT...

"késaco-190" = GIULIETTA
"Le fameux balcon de Juliette dans la demeure présumée des Capulets."
La maison de Juliette à Vérone est un musée de 1905 dans un logis seigneurial du XIIe siècle, avec son célèbre balcon reconstitué, à Vérone en Vénétie en Italie, où se situe la tragédie "Roméo et Juliette" de William Shakespeare parue en 1597. Le balcon fut ajouté vers 1950, suite à l'engouement pour le roman.
Au XIXe siècle la consonance entre Dal Cappello et Capuleti laisse croire que cette demeure était celle de Juliette Capulet, où cette dernière écoutait son amant Roméo Montaigu lui déclarer son amour au pied de son balcon.
Un château privé d'une ruelle écartée du centre historique de Vérone, qui appartenait à la famille des Montecchi est attribué à Roméo Montaigu.

Maria Callas, Norma - Casta Diva - Bellini

16 septembre 1977 - 16 septembre 2017
40ème anniversaire de la disparition de Maria Callas

RUTALI. Extraits du "portail de la Corse."


Temps modernes

Vers 1520, Rutali se trouvait dans la pieve de Rosoli qui comptait environ 600 habitants dans les lieux habités : Valdecalle, la Fussaggia, Proneta, Rutali, Olmeta, Rozzoli, lo Torreno, lo Piovano, la Prelesca5.

Situation

Rutali est localisée au nord-est de l'île, au sud-est du Nebbio, en limite de la plaine de la Marana. Au Moyen Âge, Rutali appartenait à la pieve de Rosoli.
Au début du XVIe siècle, Mgr Agostino Giustiniani, évêque de Nebbio en 1515, écrivait dans son Dialogo nominato Corsica :
« [...] en partant de Casatico et en gravissant la montagne, on arrive à l'église S. Stefano, dont nous avons parlé plus haut, et où se termine la chaîne du Cap-Corse. On y traverse sur un pont de pierre le cours du Bevinco. En deçà de cette rivière il y a deux petits villages, Rutali et Torreno ; là aussi se trouvent le bois de Stella et les autres dont nous avons parlé. »

Géologie et relief

Rutali se trouve dans la Corse orientale où dominent les schistesNote 1. La commune occupe la partie septentrionale du massif de Stella qui se situe entre la Serra, la chaîne montagneuse dorsale de la péninsule du Cap Corse qui se prolonge au sud jusqu'au lit du Bevinco au nord, et le massif du San Petrone au sud.
C'est une commune de montagne, sans façade maritime, qui jouxte à l'est la plaine de la Marana. Ses principaux sommets, disposés sur la ligne de crête orientée du nord au sud, sont le monte Torriccella (834 m), la cima des Taffoni (1 117 m), « à cheval » sur Rutali, Borgo et Vignale, et la pointe d'Evoli (1 151 m), « à cheval » sur Rutali, Vignale et Scolca. Son territoire est partagé par la ligne de crête en deux secteurs :
  • à l'ouest, il s'étend jusqu'au lit du Bevinco, dans la partie de son cours comprise entre 348 m (confluence avec le ruisseau de Felicione1) et 298 m d'altitude, au Mulinu Alle Noce. Le village de Rutali y est construit, à une altitude moyenne de 550 m ;
  • à l'est, est le vallon inhabité du ruisseau de Chiarasgetto2 ouvert sur l'étang de Biguglia.
Au nord, les limites territoriales longent la rive droite du Bevinco dans le défilé du Lancone.

 DÉMOGRAPHIE
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation6. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 20067,Note 3.
En 2014, la commune comptait 382 habitants, en augmentation de 14,37 % par rapport à 2009 (Haute-Corse : 5,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)
           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
403 391 387 259 453 468 508 528 520
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
532 545 547 532 568 573 528 520 533
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
523 531 518 516 514 516 525 529 218
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
198 194 181 222 247 307 359 382 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 19998 puis Insee à partir de 20069.)

Hydrographie

Le réseau hydrographique est dense. De nombreux cours d'eau naissent sur les flancs de la ligne de crête du Stella.
Le Bevinco est le principal cours d'eau communal. Long de 28 km. Il prend naissance sur Lento et termine sa course dans l'étang de Biguglia. Son cours longe par deux fois la commune de Rutali, la première sur environ 0,350 km, la deuxième sur près de 1,8 kmNote 2. Sur ce parcours, il reçoit les eaux des ruisseaux de Case Vecchie, de Torreno3 et de Sorbello.
Le ruisseau de Felicione1, long de 4,4 km, affluent du Bevinco, et dont la majeure partie du cours délimite Murato et Rutali, reçoit les eaux du ruisseau de Fiuraccia4, long de 2 km).
À l'est, le ruisseau de Pietre Turchine2, long de 8 km, est tributaire de l'étang de Biguglia. Il porte en aval les noms de ruisseau de Figareto et de ruisseau de Chiarasgetto.
De nombreuses sources et fontaines existent sur les flancs occidentaux du Monte Torriccella.

Climat et végétation

La ligne de crête qui partage le territoire communal en deux, joue un rôle important sur le climat et la végétation. La partie occidentale est soumise aux fréquents vents d'ouest dominants, mais qui perdent de leur intensité dans ce fond de la cuvette du Nebbio. La partie occidentale est exposée aux vents d'est, apporteurs de pluie comme dans toute la partie occidentale de la Castagniccia située plus au sud. La végétation y est donc plus luxuriante. La partie méridionale, la plus haute, est couverte par la forêt : bois de Stella et forêt de Calghete composent la forêt territoriale de Stella.

Voies de communication et transports

Accès routiers

La petite et sinueuse route D305 dessert le village de Rutali. Elle relie le centre du village de Murato à la route D82 qui donne accès à la fois au col de Santo Stephano et au giratoire du « Numéro Quatre » sur la RT 10 (ex-RN 193). De ce rond-point au hameau d'Ortale (commune de Biguglia), la D82 porte aussi le nom de Route de Rutali. La D82 fait une brève incursion sur Rutali, à un kilomètre au sud du col de Santo Stephano.

Transports

Aucun service de transport en commun ne dessert le village. La gare des Chemins de fer de Corse la plus proche est la gare de Borgo, distante de 16 km. L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Bastia Poretta, distant de 18 km, et le port de commerce celui de Bastia (24 km).

Loisirs et randonnées

L'association « Opera di Rutali » a restauré une dizaine de constructions en pierre sèche et leurs aires de battage, des murs de clôture, des sources, etc., sur un parcours empruntant le tracé d'anciens chemins communaux ou sentiers. Sur ce parcours, situé à 1,5 km du village, le visiteur découvre aussi des traces de cultures en terrasses avec leurs murs de soutènement, des vestiges de bassins et de canaux d'irrigation, des monticules d'épierrement (maggeghje), des niches et des abris de bergers. Les grangettes restaurées sont des édifices au corps de base parallélépipédique (sauf dans un cas où il est circulaire) surmonté d'un cône surbaissé de grandes lauses débordant en rive. Un exemplaire a un dôme de terre11.

Lieux et monuments

  • Pont génois de Torreno.

Personnalités liées à la commune