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- choisir des pommes adaptées à la cuisson, qui restent fondantes sans s’écraser,
- préparer une pâte à beignets bien équilibrée, ni trop liquide ni trop épaisse,
- laisser la pâte reposer suffisamment avant la cuisson pour qu’elle gonfle bien.
En les respectant, vous obtenez des beignets bien gonflés, uniformément dorés, avec une fine croûte croustillante et un cœur de pomme tendre et parfumé.
Ingrédients pour environ 16 à 20 beignets :
- 3 belles pommes (environ 500 g) type Golden, Reinette ou autre variété spéciale cuisson
- 200 g de farine de blé (type 55 de préférence)
- 2 œufs entiers (calibre moyen)
- 20 cl de lait entier ou demi-écrémé
- 30 g de sucre en poudre
- 1 sachet de sucre vanillé (7 à 8 g) ou 1 cuillerée à café d’extrait de vanille
- 1 cuillerée à café rase de levure chimique (environ 4 g)
- 1 pincée de sel fin
- Huile de friture neutre (tournesol ou arachide) : environ 1 l pour une friteuse ou 60 cl pour une grande sauteuse
- Sucre glace pour la finition
- (Facultatif) 1 cuillère à café de cannelle moulue pour parfumer le sucre de finition
Comment bien choisir et préparer les pommes
- les Golden pour leur douceur et leur parfum sucré,
- les Reinettes ou une variété légèrement acidulée pour contrebalancer le sucre de la pâte.
Évitez les variétés très farineuses. Le beignet se tient mal et la texture devient pâteuse.
Préparation :
Épluchez les 3 pommes, retirez le cœur et les pépins avec un vide-pomme ou un petit couteau, détaillez-les en rondelles d’environ 5 mm d’épaisseur.
Cette épaisseur est vraiment la clé. Plus fin, la pomme sèche et perd son moelleux. Plus épais, le centre reste un peu trop croquant. Autour de 5 mm, vous obtenez une chair fondante, bien enveloppée de pâte.
Pâte à beignets aux pommes : la méthode ultra simple, étape par étape
La pâte se prépare en quelques minutes. Ce qui compte, c’est sa texture finale : elle doit recouvrir la pomme sans couler partout, mais rester plus légère qu’une pâte à gâteau.
1. Mélanger les ingrédients secs
Dans un grand saladier, versez 200 g de farine. Ajoutez 1 cuillerée à café rase de levure chimique et 1 pincée de sel. Mélangez rapidement pour bien répartir la levure dans la farine et éviter les zones qui gonflent moins.
2. Ajouter les œufs et le lait : Creusez un puits au centre de la farine. Cassez-y les 2 œufs entiers. Commencez à fouetter en ramenant peu à peu la farine vers le centre. Versez ensuite 20 cl de lait en filet, tout en continuant de fouetter. Vous devez obtenir une pâte lisse, homogène, sans grumeaux ; si la pâte vous paraît trop épaisse, ajoutez 1 à 2 cuillerées à soupe de lait, si elle est trop fluide, ajoutez 1 cuillerée à soupe de farine.
Quand vous soulevez le fouet, la pâte doit tomber en ruban régulier, pas en gros paquets ni comme de l’eau.
3. Sucrer et parfumer la pâte
Incorporez ensuite 30 g de sucre en poudre et le sachet de sucre vanillé, ou à défaut 1 cuillère à café d’extrait de vanille. Fouettez quelques secondes pour bien répartir le sucre. Vous obtenez une pâte souple, légèrement parfumée. Elle a déjà bonne odeur, mais ce n’est pas encore là que la magie opère.
4. Laisser reposer pour des beignets vraiment aériens
Couvrez le saladier avec un torchon propre ou une assiette. Laissez reposer la pâte au moins 30 minutes à température ambiante. Ce temps de pause permet à la farine de bien s’hydrater. La levure commence à agir doucement, la pâte devient plus souple. À la cuisson, elle gonfle mieux, emprisonne un peu plus d’air, et vos beignets deviennent vraiment aériens, sans effet caoutchouteux.
Cuisson : des beignets dorés, moelleux… mais pas gras
La friture fait souvent un peu peur. On craint de brûler les beignets ou, au contraire, d’avoir des éponges à huile. La vraie différence vient de la température et de la quantité de pâte autour du fruit.
1. Chauffer l’huile à la bonne température
Versez l’huile dans une friteuse ou une grande sauteuse à bords hauts. Faites chauffer jusqu’à environ 170–180 °C.
Sans thermomètre, plongez le bout d’une cuillère en bois dans l’huile. De petites bulles se forment tout autour, sans bouillonnement violent, c’est prêt. Si cela crépite trop fort, baissez légèrement le feu et patientez un peu.
2. Enrober les rondelles de pommes
Plongez chaque rondelle de pomme dans la pâte. Retournez-la pour qu’elle soit bien recouverte. Laissez ensuite égoutter légèrement au-dessus du saladier pour ne garder qu’une couche régulière de pâte.
De cette manière, la pomme reste bien au centre, comme enfermée dans un petit nuage moelleux. Vous évitez aussi les coulures qui brûlent dans l’huile.
3. Faire frire en petites fournées
Déposez délicatement les rondelles enrobées dans l’huile chaude, par 4 ou 5 maximum à la fois. Si vous en mettez trop, la température chute et les beignets boivent l’huile.
Laissez-les cuire quelques minutes en les retournant à mi-cuisson, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés, légèrement ambrés. Retirez-les avec une écumoire et placez-les sur du papier absorbant.
Résultat : des beignets dorés, pas détrempés, avec une belle texture légère et un parfum de pomme qui emplit la cuisine.
Finition gourmande et idées pour servir vos beignets
Dès la sortie de l’huile, pendant qu’ils sont encore bien chauds, saupoudrez généreusement les beignets de sucre glace. Une partie fond et forme une fine pellicule douce. Le reste reste en surface et ajoute un petit croustillant sucré.
Pour une version encore plus chaleureuse, mélangez : 3 cuillerées à soupe de sucre glace, 1 cuillerée à café de cannelle moulue. Roulez légèrement les beignets dedans. Ce parfum rappelle les desserts de grand-mère et les marchés d’hiver.
Vous pouvez servir vos beignets aux pommes avec une cuillerée de crème fraîche épaisse légèrement sucrée ; avec une boule de glace à la vanille pour le contraste chaud-froid ; ou simplement avec un café, un thé ou un chocolat chaud pour le goûter.
Comment conserver et réchauffer les beignets aux pommes (s'il en reste !)
Laissez-les d’abord refroidir complètement. Placez-les ensuite dans une boîte hermétique, avec une feuille de papier absorbant au fond pour limiter l’humidité. Gardez-les à température ambiante, surtout pas au réfrigérateur qui les ramollit.
Pour leur redonner un peu de croustillant, préchauffez le four à 160 °C. Disposez les beignets sur une plaque et enfournez 3 à 5 minutes. Ils ne seront pas tout à fait comme juste frits, mais retrouveront une texture agréable pour un petit-déjeuner ou un goûter de lendemain de fête.
(Source : Donhernan : Saveurs, Voyages et Inspirations)
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| Ker-Xavier ROUSSEL. (1867-1944) "Les Saisons de la vie"_1892-1895 Huile sur toile. (58 cm X 122 cm) Paris, Musée d'Orsay. |
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| "carédar-693" |
François
Xavier Roussel, dit Ker-Xavier ROUSSEL (1867-1944)
est un peintre et graveur français. Il fait
partie du groupe des Nabis. Il est le beau-frère d'Édouard
Vuillard. Romantique
et rêveur, Ker-Xavier Roussel est très intéressé par
l’avant-garde artistique de son époque, qu’il s’agisse de
poésie, de théâtre ou de musique. Son style, au début assez
hétéroclite, évoluera vers un symbolisme sensuel d’inspiration
virgilienne. De cet
artiste discret, on connaît essentiellement les tableaux de la
période nabie, marqués par les principes du synthétisme : la
simplification des formes, l’abolition de la perspective, la
construction des compositions en aplats colorés. Aussi belles
soient-elles, ces œuvres ne représentent qu’une petite partie de
sa production, entre 1890 et 1896. Dès le tournant du
siècle et pendant quarante ans, Roussel va se passionner pour la
mythologie. De tableaux de chevalet en grands décors, ce fervent
lecteur de Nietzsche multiplie alors les variations autour d’une
nature rêvée (pourtant inspirée de paysages des environs de
Marly-le-Roi), en des fables lumineuses peuplées de nymphes et de
satyres, parfois teintées d’érotisme...
Ker-Xavier ROUSSEL
"Autoportrait"_avant 1944
"J’aime beaucoup la campagne. Il faudrait peindre comme on regarde ; il faudrait que le pinceau puisse poser, comme le regard la cueille, la fleur de la vision, avant que des éléments vains et lourds ne s’immiscent en elle." (Ker-Xavier Roussel), cité par Charles Chassé, in L’Amour de l’art, 1er janvier 1933.
L'astuce du sac hermétique de nuit
Ici, le héros, c'est le sac plastique fermé. Dans ce mini-volume, la chaleur et l'humidité restent piégées, ce qui laisse les produits agir des heures durant. Pour une grille, il suffit de préparer un mélange très simple :
5 cuillères à soupe de bicarbonate de soude ;
1 pastille pour lave-vaisselle tout-en-un ;
250 ml d'eau chaude ;
un grand sac plastique résistant ;
une éponge douce.
Le soir, faites fondre la pastille dans l'eau chaude, ajoutez le bicarbonate puis placez la grille froide dans le sac et versez la solution. Chassez l'air, fermez bien, posez le sac à plat dans la baignoire et laissez agir au moins six heures, voire toute la nuit si la grille est très encrassée.
Au réveil, une grille de four brillante
Au matin, l'eau au fond du sac est sombre et des lambeaux de graisse flottent, la grille paraît plus claire. En ouvrant, enfilez des gants, sortez la grille et passez une éponge douce : la boue noire glisse seule.
Rincez à l'eau chaude, séchez aussitôt avec un chiffon et oubliez la laine d'acier qui raye le métal. Sans sac, le même duo bicarbonate et liquide vaisselle peut servir en bain très chaud dans la baignoire, à laisser poser des heures quand la grille a beaucoup servi.
Travaux en cours dans la future épicerie. Ce petit local accueillera des produits régionaux, de dépannage ainsi que des articles pour les bricoleurs. N'hésitez pas à soumettre vos idées pour que ce lieu soit convivial et bien pensé, en effet cet endroit sera avant tout le vôtre.
[Jean Giono "Voyage en Italie"]
Extrait :
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| Paul KLEE (1879-1940) "Insula dulcamara"_1938 Huile sur papier journal collée sur toile de jute. (88 cm X 176 cm) Centre Paul Klee, Berne. |
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| "carédar-692" |
Insula dulcamara est le plus grand tableau achevé de Klee. Il s’intitulait à l’origine l'Île de Calypso. Les coloris tendres évoquant des plantes en fleurs contrastent avec des lignes noires et dures, les formes dynamiques et ouvertes avec d’autres fermées et statiques. La ligne qui va de la gauche vers la droite dans la moitié supérieure du tableau rappelle un serpent, la forme plus à droite une calligraphie arabe. Au milieu du tableau, on distingue un visage blême...
Le titre "Insula dulcamara" fait vraisemblablement référence à la médecine : solanum dulcamara est le nom latin de la douce-amère, une plante extrêmement toxique qui, employée comme plante médicinale, est anti-inflammatoire et stimule le métabolisme. Utilisée pour ses propriétés anti-rhumatismales, elle était capable de soulager les symptômes de la sclérodermie dont souffrait Klee. Les baies écarlates réparties sur le tableau et quelques petites feuilles brunes renvoient directement à la solanum dulcamara à son stade de maturité.
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| "Paul klee en 1911" Photo d'Alexander Eliasberg |
Son œuvre, que son fils Felix définit comme "énigmatique", a posé bien des questions aux critiques d'art, car elle suit un cheminement peu commun. De constructive qu'elle était au temps du Bauhaus, elle devient graduellement plus intuitive et, selon Antoni Tàpies, plus spirituelle : "Klee est en Occident un de ces privilégiés qui ont su donner au monde de l'art la nouvelle orientation spirituelle qui manque aujourd'hui où les religions semblent faire faillite. On pourrait voir en lui le parfait représentant de ce que Mircea Eliade appelle l'unique création du monde moderne occidental."
«L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible.»_Paul Klee