samedi 5 septembre 2026

Grille numéro 926


 

LA LANGUE AU CHAT...

"késaco-586" = Engoulevent du désert (Caprimulgus aegyptius) en Égypte.
Photographie : Morhaf kamal aljanee / Wikimedia Commons 

L’Engoulevent du désert (Caprimulgus aegyptius) mesure environ 26 cm de long. Son plumage est presque uniformément gris-sable finement marqué de noir, de chamois et de brun. Le ventre et les flancs sont chamois avec des barres brunes. En vol, les extrémités des ailes sont brun sombre dessus, le mâle présentant en outre d’étroites taches blanchâtres (chamois chez la femelle) à l’extrémité des deux rectrices extérieures. Le dessous des ailes est blanchâtre.  

Le chant, qui peut durer plusieurs minutes, est une série rapide de « kowrr » ou de « powrr » ronronnants, émis à raison de deux ou quatre notes par seconde. En vol, on peut entendre régulièrement des notes coassantes et grognantes. 

Il niche dans les déserts dégagés plats et sablonneux ou pierreux avec une végétation broussailleuse ou arbustive éparse, souvent à proximité d’un point d’eau. D’août à septembre, juste avant et pendant la migration d’automne, de grandes troupes, comptant parfois une centaine d’oiseaux, peuvent être observées. Il hiverne en bandes lâches dans les prairies herbeuses, les cultures et les zones recouvertes d’une végétation (salicornes, tamaris, etc.), où il cohabite souvent avec l’Engoulevent doré (C. eximius)...

Deux recettes de "légumes farcis"... (choisies par Yzus)

Pour une cuisine plus légère, je vous propose ce samedi deux recettes de légumes : oignons rouges et poivrons jaunes, farcis « au maigre » sans viande, mais pour autant riches en goût et aromates.

"OIGNONS ROUGES DE TROPEA

aux tomates et aubergines"
Pour 6 personnes :
préparation : 30 min repos 1h15 cuisson : 1h10
[8 oignons rouges de Tropea ou 4 gros oignons rouges ; 2 petites aubergines ou 1 grande ; 150 g de tomates cerises ou allongées ; 100 g de pecorino (ou de tomme de brebis affinée) ; 1 gousse d’ail ; 4 pincées d’origan du sud de l’Italie (ou 12 feuilles de basilic) ; 4 c.à soupe rases de chapelure maison (ou de biscottes mixées) ; 4 c.à soupe d’huile d’olive ; sel, poivre du moulin]
ustensile : 1 cuillère parisienne
1. Coupez les aubergines en tranches de 1 cm d’épaisseur, faites-les dégorger dans un saladier avec du sel fin pendant 1 h, cela va permettre à l’aubergine de perdre son eau et ainsi de concentrer ses saveurs.
2. Épluchez les oignons, enlevez un quart de la partie supérieure pour obtenir des petits « chapeaux », réservez-les. Avec une cuillère parisienne, creusez les oignons (réservez la Faites bouillir de l’eau salée dans une grande casserole, plongez-y les oignons creusés pendant 10 à 15 min, selon leur taille. Égouttez-les et séchez-les.
4. Coupez les aubergines en dés de 1,5 cm et les tomates en petits morceaux. Hachez la chair des oignons et l’ail dégermé.
5. Poêlez les oignons et l’ail hachés avec 2 c.à soupe d’huile d’olive pendant 2 min, ajoutez les aubergines, laissez cuire encore 8 à 10 min, en mélangeant jusqu’à ce qu’elles soient tendres. En fin de cuisson, ajoutez les tomates et faites cuire encore quelques minutes. Salez, poivrez et parsemez d’origan. Ajoutez les trois quarts de pecorino râpé et mélangez.
6. Préchauffez le four à 180°C. Huilez un plat à gratin, garnissez les oignons avec le mélange aux aubergines, disposez-les dans le plat et parsemez-les de chapelure mélangée au pecorino restant, ajoutez un filet d’huile d’olive et enfournez pour environ 40 à 50 min, selon la taille des oignons. S’ils dorent trop vite, couvrez-les avec du papier aluminium.
7. Laissez tiédir avant de déguster.

* * * * * * * * * * *

"POIVRONS JAUNES GRATINÉS AUX ANCHOIS"
Pour 12 portions :

préparation : 15 min cuisson : 1 h
[3 à 4 poivrons jaunes ; 12 à 18 anchois à l’huile d’olive (1 à 1,5 par portion) ; 2 à 3 c.à soupe de câpres ; 15 g d’origan ; 15 g de chapelure ; huile d’olive ; poivre du moulin]

Préparation :
Préchauffez le four à 180°C (th 6). Jaunes, orange, rouges, verts …vous pouvez naturellement, choisir des poivrons d’une autre couleur ou les mélanger. Tailler les anchois en petits morceaux. Couper les poivrons le long des nervures comme de longs coquillages, retirer les graines, puis les rincer, les sécher et les poser sur une plaque huilée allant au four. Farcir chaque morceau de l’équivalent de 1,5 anchois, de 6 câpres et d’une pincée d’origan. Saupoudrer de chapelure (si possible maison, faite avec du pain de campagne rassis et mixé), arroser d’un filet d’huile d’olive et glisser au four 1 h jusqu’à ce que ce soit bien cuit. Poivrer en fin de cuisson.

Commentaire de Laura Zavan (source de la recette) Déguster froid ou tiède, en garniture ou coupés en morceaux pour assaisonner des pâtes. On peut les présenter avec d’autres entrées ou sur un buffet.

DAZIBAO


 

vendredi 4 septembre 2026

( re ) L'école des " grands " tandu

 

La cour de récréation sous les mûriers. École dans la maison Tonarelli, devenue : A villa di Rutali, superbe maison d'hôtes.

ANNONCE... rappel

MESSE à Rutali :

Samedi 5 septembre à 16 heures.

Victor Brauner


 

MUSÉE du "carédar"... [BRAUNER-Le Surréaliste_1947]

Victor BRAUNER (1903-1966)
"Le Surréaliste"_1947
Huile sur toile. (60 cm X 45 cm)
Musée Peggy Guggenheim, Venise.

"carédar-721"

Dans son tableau "Le Surréaliste", Victor Brauner utilisa des motifs du tarot pour son autoportrait en costume médiéval. Le tarot avec ses cartes de prédiction de l’avenir était l’un des thèmes qui intéressaient les Surréalistes. La carte du jongleur avait été choisie ici par Brauner pour ce tableau. Le jongleur symbolise la capacité de chacun de manipuler sa destinée à l’aide de son imagination et de son intelligence. La puissance créatrice sans limites de l’homme est ici représentée par le symbole de l’infini dans la coiffe du jongleur. Comme dans le tarot, le magicien-jongleur de Victor Brauner dispose de la baguette, de la coupe, de l'épée et des pièces d'or ainsi que des symboles corrélatifs au feu, à l’eau, à l’air et à la terre. Tous ces éléments sont habillement contrôlés par le jongleur, à la disposition de l'artiste surréaliste qui brandit sa baguette comme s’il s’agissait d’un crayon magique.

Victor BRAUNER, né dans une famille juive le 15 juin 1903 à Piatra Neamț en Roumanie et mort le 12 mars 1966 à Paris, est un peintre roumain.

D'abord dadaïste, et familier d'autres avant-gardes, puis surréaliste, et par ailleurs communiste idéaliste, il est un des membres de l'importante communauté d'artistes et intellectuels roumains de Paris avec Constantin Brâncuși, Emil Cioran, Mircea Eliade, Eugène Ionesco, Isidore Isou, Panaït Istrati, Ghérasim Luca, Ilarie Voronca, Benjamin Fondane et Tristan Tzara.

Depuis une décennie, Victor Brauner (1903-1966) n’est plus un artiste de deuxième rang du surréalisme (le premier étant occupé par Max Ernst, René Magritte ou Joan Miro). Il est désormais en pleine vue, largement présent dans les expositions et les ouvrages consacrés au mouvement, en France et ailleurs. Sa rétrospective au Musée d’art moderne de Paris en 2020 a été décisive, car elle rassemblait la plupart des toiles devenues désormais historiques.

mercredi 2 septembre 2026

L'ÉCHAPPÉE...

CÔTÉ CULTURE - PORTRAIT

DONATELLO, UN ARTISTE ACCOMPLI DE LA RENAISSANCE

Donatello est un des plus grands sculpteurs de la première Renaissance italienne ainsi qu’un véritable révolutionnaire de l’art de la sculpture. Il inspirera par la suite les artistes des générations futures comme Michel-Ange, Raphaël ou encore Léonard de Vinci.

L’art de Donatello s’oppose au style gothique rigide qui domine le milieu du XIIème siècle jusqu’au début du XVIème siècle, en mettant en avant un dynamisme, une âme et des émotions intenses sur les visages et dans les corps de ses personnages.

Fils d’un cardeur de laine, Donato di Niccolò di Betto Bardi, dit Donatello, est né à Florence en 1386 et est décédé en 1466. Avec son ami architecte Brunelleschi, il étudie l’art de la Rome antique pour réinventer les proportions et le mouvement du corps humain. Il travaille ensuite aux côtés de Lorenzo Ghiberti qui lui communique sa technique de fusion du bronze et l'initie à l'art du bas-relief. En 1425 débute le début de sa collaboration avec Michelozzo. Ensemble, ils ont créé de grands monuments funéraires en marbre et en bronze. Leurs œuvres sont considérées comme de véritables innovations stylistiques majeures tant bien d’un point de vue sculptural qu’architectural.

La décennie de 1430 est la plus productive pour Donatello. Il est notamment connu pour son célèbre David en bronze (1430-1432) qui est la toute première statue de nu en pied et en trois dimensions réalisée depuis l’Antiquité.

Donatello a voyagé à Padoue (1443-1453) et à Sienne (1457-1459), avant de finir sa vie à travailler aux décorations des chaires de la Basilique de San Lorenzo de Florence.

LA RENAISSANCE : c’est un mouvement de l’histoire européenne où la littérature, la philosophie et l’art de l’Antiquité gréco-romaine sont mis en avant.

Elle prend place d’abord en Italie au XVème siècle. Nous parlons même parfois de pré-Renaissance dans certaines villes italiennes lors du XIVème siècle.

Puis, au XVIème siècle, elle se propage dans l’ensemble de l’Europe.


DONATELLO (1386-1466)
"Le Festin d'Hérode"_1435
Marbre, bas-relief et stacciato. (43,5 cm X 65 cm)
Palais des Beaux-Arts de Lille.

COUP DE CŒUR : LUMIÈRE SUR LE FESTIN D’HÉRODE DE DONATELLO

Cette œuvre, réalisée par Donatello en 1435, se nomme le Festin d’Hérode. Ce bas-relief est exposé depuis 1834 aux Beaux-arts à Lille, capitale des Flandres. Le sculpteur utilise ici la technique du Rilievo Stiacciato (relief écrasé) dont il est lui-même l’inventeur.

Cette sculpture représente l’épisode biblique de la décapitation du prophète Jean-Baptiste ordonnée par le roi Hérode Antipas au cours d’un banquet. Selon le récit, le prophète Jean-Baptiste aurait dénoncé le mariage incestueux du roi Hérode avec sa belle-sœur Hérodiade.

Sur la partie droite de la sculpture, la fille d’Hérodiade, Salomé, exécute une danse envoûtante dans la cour du palais pour les convives du banquet. Le Roi Hérode, époustouflé, lui offre alors ce qu’elle désire en récompense : la tête du Saint Jean-Baptiste.

À gauche, l’autre partie de la scène dévoile un banquet au cours duquel la tête décapitée du Saint Jean-Baptiste est présentée sur un plateau à Hérode.


LA TECHNIQUE DU RILIEVO STIACCIATO (RELIEF ÉCRASÉ) :

La technique du Rilievo Stiacciato a été inventée par Donatello lui-même. Il est capable de moduler le relief de l’arrière-plan de manière presque imperceptible. En effet, sur moins d’un centimètre d’épaisseur, il développe plusieurs plans habilement sculptés, parfois à peine suggérés, donnant l’illusion d’une grande profondeur.

Ainsi, Donatello exprime à la fois son habileté technique et sa maîtrise de la composition.


N.M

Blog-loisirs... SUDOKU +


mardi 1 septembre 2026

C'est aussi la rentrée pour le blog

 Une nouvelle intervenante, en l'occurrence Natasha M. que nous accueillons avec un grand plaisir, propose l'envoi d'une nouvelle rubrique : "L'ÉCHAPPÉE".

Cette rubrique paraîtra le mercredi en fonction de ses inspirations et de ses disponibilités.

Un grand MERCI à elle pour sa collaboration enrichissante.

Septembre - Barbara


 

C'est la RENTRÉE 🤩


 Nous souhaitons une bonne rentrée à tous ceux qui reprennent ou reprendront le chemin de l'école... et une excellente année scolaire.

Instinct maternel...

U vechju rutali - traditions orales

 Extrait du mémoire rédigé par le chanoine Jean-Thomas FLORI


Voici les deux poésies parues en conclusion de l'étude de prete FLORI, ainsi que la lettre de remerciement de  l'université de Nice. ( Cliquez  pour agrandir )

 


Que nous proposerez-vous ?

lundi 31 août 2026

Années 1950 +...


 

U vechju Rutali - Traditions orales - suite

 Extrait du mémoire rédigé par le chanoine Jean-Thomas FLORI


À battera di e castagne

Cette chronique, je préfère la présenter en langue corse telle qu'elle est parlée à Rutali.

A récolta di e castagne finita, so ingradate e siccate. Ind'u fucone, brusgianu grossi capi di legnu. Stu focu lampa fiara, calore e face fume. So tre elementi necesarii per sicca e castagne. Una parte di stu fruttu e destinatu a nutrice u bestiame in invernu : L'altra parte e maginata per fane farina pisticina. Messe ind'u saccu di tela casana. So battute sopra un tropulu e poi mundate ind'u cernigliu.
A scelta fata, so furnulate, infurnate. Esciute di u fornu, so ribattute e stacciate per sbarazale di a lesina. So pronte a anda a u mulinu. U mulinaghju e piglia a casa. Dopu avele maginate, a farina e pisata : Sopra a dece kilo, un kilo e per u mulinaghju. Si paga cusi in natura.
Sta bianca e dolce farina nutrice per un tempu tutta a famigliola. Pulenta cu u figatellu e u brocciu, briluli cu u late frescu, castagnacci pieni di furmagliu, so tantu deliziosi ! Dopu a scola, i zitelli eranu cuntenti di truva affitata cu u filu sopra u taulinu, a pulenta chi mama aveva cotta in'u paghjolu dopu avela turnata e riturnata cu u pulendaghju. U figatellu in cima di u spedu era arrustitu a u fucone : E fette di a pulenda unte cu u figatellu eranu prestu manghjate, tantu eranu gustose !...
Stu pane di u castagnu era ricircatu in tempu di guerra e di occupazione. Da i paesi luntani, a ghjente veniva a cambia oliu, casgiu, pesci, succheru e altre cose contru a farina di castagne. Ava e castagne un si aricoglienu piu. So lasciate a l'abandonu sottu i castagni. I fuconi e i granaghji so spariti da e nostre case paterne. A pulenta e diventata un lussu.
U lamentu di u castagnu di PAOLI di Taglio-Isulacciu, oghje piu che mai piglia a so vera significatione: L'ingratitudine di u corsu per st'arburu chi l'ha nutritu per tanti seculi, quandu si batti "cume un lione per l'indipendenza" cun Pasquale PAOLI, "U babbu di a patria"!..

TRUCS DE "CRÈME NIVEA"...


La crème Nivea bleue ne sert pas qu’à hydrater la peau : 5 utilisations méconnues de la célèbre boîte

Elle peut discipliner les cheveux rebelles

Vous avez quelques mèches qui refusent de rester en place ? La crème Nivea peut alors servir de produit coiffant d’appoint. Il suffit d’en prélever une très petite quantité et de la chauffer entre les doigts avant de la déposer délicatement sur les cheveux. La marque conseille notamment cette utilisation pour dompter les cheveux électriques et les mèches rebelles. La crème peut également être appliquée sur les pointes lorsqu’elles sont particulièrement sèches. Attention cependant à ne pas en mettre trop : sa texture riche risque de donner rapidement un aspect gras ou alourdi à la chevelure.

Elle peut limiter les frottements des chaussures neuves

Les chaussures neuves sont parfois synonymes de talons douloureux et d’ampoules. Pour éviter que les frottements ne gâchent une journée, la crème Nivea peut également être utilisée en amont. La marque recommande d’en appliquer une petite quantité sur les zones susceptibles de subir des frottements, notamment les talons et les orteils. Elle forme alors un film sur la peau qui peut contribuer à limiter les irritations provoquées par le contact répété avec la chaussure. Une astuce particulièrement pratique avant de porter une nouvelle paire pour la première fois.

Elle peut aider à fixer les sourcils

Pas besoin de multiplier les produits pour maintenir quelques poils rebelles en place. La célèbre boîte bleue peut aussi être utilisée pour discipliner les sourcils. Une quantité infime suffit : il faut simplement en déposer sur les sourcils et les brosser pour leur donner la forme souhaitée. Cette utilisation fait partie des détournements beauté recensés par Nivea. Là encore, mieux vaut avoir la main légère pour éviter de laisser un fini trop gras ou brillant. 

Elle peut servir à faire tenir des paillettes

C’est probablement l’un des usages les plus surprenants. La crème Nivea peut également servir de support pour faire adhérer des paillettes. Pour un maquillage de fête ou une mise en beauté plus originale, une petite quantité de crème peut être déposée sur la zone souhaitée avant d’y appliquer les paillettes. La texture permet alors de les faire davantage adhérer à la peau. Cette astuce peut notamment dépanner lorsqu’on n’a pas de produit spécialement conçu pour fixer les paillettes sous la main.

Elle peut être utilisée comme base avant le maquillage

La boîte bleue peut enfin trouver sa place dans la trousse de maquillage. Nivea recommande notamment d’utiliser sa crème avant certains produits de maquillage, comme le blush, afin de préparer la peau. Une petite quantité suffit pour apporter une base nourrissante avant l’application du maquillage. La marque conseille également cette technique pour contribuer à améliorer la tenue du blush. Il faut toutefois éviter d’en appliquer une couche trop épaisse : sur le visage, une quantité excessive peut rendre le maquillage plus difficile à travailler et donner un fini trop gras.

Et pour le canapé en cuir ?

C’est une astuce qui revient régulièrement sur Internet : plusieurs internautes assurent utiliser la crème Nivea bleue pour entretenir leur canapé en cuir, notamment pour lui redonner de la souplesse ou raviver son aspect. Une utilisation détournée qui peut surprendre, puisque la célèbre boîte bleue n’est pas à l’origine destinée à cet usage.

Il convient toutefois de rester prudent : cette méthode n’est pas recommandée officiellement par Nivea et tous les cuirs ne réagissent pas de la même façon aux produits riches et gras. Avant de l’appliquer sur un canapé entier, mieux vaut donc effectuer un test sur une petite zone peu visible et vérifier les recommandations du fabricant du meuble.

(Article de Oriane Theodose)

CARÉDAR-721

"carédar-721"

Serez-vous inspirés ?

DAZIBAO

Ce n'est plus ici...

dimanche 30 août 2026

U vechju Rutali - Traditions orales - suite

 Extrait du mémoire rédigé par le chanoine Jean-Thomas FLORI


À TUNDERA :

Les bergers avant la transhumance, procédaient, au mois de mai, à la tondaison de leurs brebis " a tundera". Elle était opérée par mesure d'hygiène, mais elle avait aussi un but rémunérateur en raison de la vente de la laine. Ce jour là, le troupeau était parqué "ind'a chjostra", les tondeurs s'installaient en dehors de l'enclos. Ils se munissaient de forces ou "furbice", espèce de grands ciseaux qui servent spécialement à tondre les moutons. Il fallait savoir les manipuler car ils s'articulaient sur eux mêmes. Il s'agissait de prendre le coup pour les ouvrir et les refermer, ce qui n'était pas si facile.
Pour que les brebis ne puissent pas se démener pendant la tondaison, on leur attachait les pattes. On utilisait pour ce faire l'écorce de l'osier que l'on découpait en forme de lanières. C'était un lien souple et solide, et facile à se procurer.
À tundera était l'occasion d'une grande fête de famille. On y invitait les parents, les amis, et surtout les bergers des environs. Le plat de résistance était ordinairement "una lasagnata".
Il s'agissait de pâtes fabriquées à la maison, assaisonnées d'un bon "stufatu", sauce piquante qui n'était autre que celle dans laquelle avait cuit un chevreau ou un agneau. Le tout était arrosé de bons vins du terroir. Ce repas champêtre se prenait sur les lieux mêmes de la tondaison. Il se déroulait dans une ambiance exubérante et joyeuse. Les uns y allaient de leur chanson corse, les autres de leurs anecdotes "stalvatoghji" pleins de saveur et d'esprit...Quant aux pauvres brebis ayant perdu leur belle toison noire ou blanche, se sentant comme 'honteuses" et confuses, elles partaient chercher un endroit pour y cacher du moins, provisoirement, leur nouvelle tenue

Solution du sudoku + du 26 août



L'angle à 140 degrés permet de déduire un angle a 40°. 
La somme des angles d'un triangle est égale à 180°.  Donc l'angle du haut vaut 120°. C'est une droite continue donc l'angle recherché fait 180° - 120° = 60°.
X = 60°
(CQFD)

L'instant "classique"... [Rapsodia para orquesta “España” (1883)-Emmanuel Chabrier ( 1841-1894)]

samedi 29 août 2026

U vechju Rutali - Traditions orales - suite

 Extrait du mémoire rédigé par le chanoine Jean-Thomas FLORI.


A tumbéra.

Avant ou après les fêtes de noël, on entendait à travers le village les cris des "majhali" (porcs) que l'on égorgeait. Dès qu'ils avaient rendu le dernier soupir, la soie ou les poils qui recouvraient leur corps étaient brulés à l'aide d'une plante "u croliulu". On versait ensuite sur le corps exsangue de l'animal de l'eau bouillante et, avec des couteaux (on se mettait à plusieurs), on le rasait à fond. Dès que la peau apparaissait blanche et lisse on le suspendait à une poutre ou potence. Pour ce faire, on procédait de la sorte : On lui attachait les pattes de derrière avec une grosse corde. Celle-ci était reliée à la potence À l'aide d'une grosse tige de bois "batulelu", la corde s'enroulait autour d'un bâton placé en travers des pieds de l'animal.
Grâce à cette opération, la corde entrainait automatiquement et sans effort le corps lourd du "majhale". On coinçait ensuite un deuxième bâton qui retenait ainsi, solidement amarrée, la corde à laquelle était suspendu le porc la tête en bas, la bouche était tenue largement  ouverte par un "steccu", mis en travers.
Le porc était ensuite éventré. On lui retirait les entrailles qui, une fois bien lavées dans la rivière di " a Iata", servaient à habiller "i salami, i lonzi, e salcicce" ainsi que "i sangui", car le sang aussi était utilisé. Les "sangui" étaient consommés les premiers car on ne pouvait pas les conserver longtemps. La vessie faisait la joie des enfants. Ils la gonflaient ou bien elle leur servait de ballon jusqu'à ce qu'elle éclate au bout de leur pied.
Le soir, le porc était ramené à terre. Il était étendu sur une planche.Il était alors partagé en deux parties égales. On le coupait de haut en bas en suivant l'épine dorsale. Le moment le plus attendu était la pesée. Les pronostics allaient alors "bon train". Des paris étaient pris concernant le poids des porcs abattus dans l'année pour savoir celui qui pèserait le plus lourd et qui deviendrait ainsi "u capurale".
Le gros œuvre de dépeçage se pratiquait à la maison. Il était confié à des hommes experts en la matière. Ceux-ci se comptaient sur les doigts de la main. Leur travail consistait à mettre en forme les quatre jambons, à extraire intact le filet, à découper "a panza", à détacher l'entrecôte, à mettre, en un mot, de côté, tout ce qui servira à la fabrication des "salcicce, des ficatelli," qui étaient enfilés sur une "partigha" d'arbousier ou de châtaignier. Celle-ci était suspendue  dans la cuisine jusqu'à ce que la charcuterie soit fumée, tandis que les jambons, l'entrecôte, "e panzette" étaient placées dans "a salimoghja" d'où, ils n'étaient sortis que pour la consommation. Les jambons eux, étaient suspendus à des crochets fixés au plafond de la cave, ou, dans la fraîcheur ils retrouvaient leur saveur tant appréciée par les gourmets.
En effet, qu'elle était délicieuse cette charcuterie corse préparée par nos "mamme". Un ficatellu rôti au feu de bois avec "une pulendata" valait le meilleur de tous les repas !...
À suivre...

Croliulu = crògliulu : Genêt épineux.
Batulelu = battuléllu : Petit bâton.
Steccu : bout de bois.
Partigha = pàrtica ou pèrtica : perche, gaule.
Salimoghja = Salamòghja : saumure.

Grille numéro 925


 

LA LANGUE AU CHAT...

"késaco-585" = Gypaète barbu
  • Le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) est un rapace diurne de grande taille (envergure : 245 - 272 cm ; taille : 115 cm) appartenant à la famille des Accipitridés, présent notamment dans les massifs montagneux européens comme les Alpes, les Pyrénées et la Corse.
  • Il se distingue nettement par son œil cerclé de rouge vif, son plumage orangé et les touffes de plumes noires sous son bec qui forment sa "barbe" caractéristique.
  • Contrairement à d'autres vautours, il a un régime alimentaire unique composé à majorité d'os qu'il fracture en vol pour en consommer la moelle.
  • Son plumage orangé provient d'un comportement de bains de boue riche en oxydes de fer.

Une recette de "pommes de terre"... (choisie par Yzus)

 "POMMES DE TERRE DES VENDANGEURS"

C’est en Bourgogne, terre de crus prestigieux, que les vendangeurs, avant de partir dans les vignes, préparaient dans un récipient en fonte ce plat roboratif. Arrivés sur place, ils faisaient un feu de sarments et, pendant qu’ils vendangeaient, les pommes au lard cuisaient, recouvertes de braises chaudes.
Pour 6 personnes :
(1,2 kg de pommes de terre (BF15) ; 200 g de poitrine fumée en tranches très minces ; 150 g de poitrine demi-sel en tranches très minces ; 100 g de gruyère fraîchement râpé ; 60 g de beurre ; poivre du moulin)
ustensile : une cocotte en fonte allant au four

Préparation :
1. Épluchez les pommes de terre, émincez-les en rondelles de 3 mm d’épaisseur, lavez-les et essuyez-les avec un torchon. Préchauffez le four à 210°C (thermostat 7).
2. Avec un pinceau de cuisine, beurrez l’intérieur de votre récipient en fonte.
3. Tapissez le fond et les parois de tranches très minces de poitrine fumée en les faisant déborder à l’extérieur du récipient.
4. Disposez par couches successives les pommes de terre, le gruyère râpé et la poitrine demi-sel. Poivrez sans saler. Recommencez 2 fois cette opération. Rabattez les tranches de poitrine fumée sur les pommes de terre. Parsemez le tout du reste de beurre en noisettes. Recouvrez d’une feuille d’aluminium et d’un couvercle.
5. Mettez au four. Faites cuire 1 heure 30. Tassez le tout à l’aide d’une écumoire. Retirez la cocotte du four et laissez reposer 15 minutes hors du feu.
6. Passez une lame de couteau tout autour pour bien décoller la poitrine fumée du récipient. Démoulez sur un plat de service. Servez.

L’accompagnement idéal de ce succulent et rustique gâteau de pommes de terre est un poulet rôti, un gigot d’agneau ou une côte de bœuf. Avec ce délicieux plat, une bonne salade verte s’impose.

(Source : Joël Robuchon. Le meilleur et le plus simple de la pomme de terre. Le livre de poche 2018)