jeudi 27 août 2026

L'instant "poésie"...


 La ville de Sète (dans l'Hérault) s'écrivait autrefois "Cette". Ce nom créait une confusion constante avec l'adjectif démonstratif féminin ("cette"), ce qui a motivé un changement d'orthographe officiel en 1928 pour adopter l'orthographe actuelle de SÈTE.

KÉSACO-585

"késaco-585"

Quel est cet oiseau ?

À la demande

DAZIBAO




 

mercredi 26 août 2026

U vechju Rutali - Traditions orales - suite

 

Histoire personnelle

Le corse était couramment parlé à la maison et à l'école...excepté au grand séminaire où tous les professeurs étaient continentaux.
Mes rapports avec ma famille ont toujours été empreints de respect et d'obéissance. Cet esprit d'indépendance ne soufflait pas encore au temps de notre jeunesse.
Comme tous les enfants de notre âge, il nous arrivait d'aller en forêt, pour localiser les nids des oiseaux, ramasser des plantes et des champignons.
Pour nous abriter du soleil, nous construisions pendant l'été, des cabanes que l'on recouvrait de fougère. On s'y abritait soit pour lire, soit pour y jouer aux cartes ou à d'autres jeux. Le jeudi nous aidions nos parents à charrier le bois de chauffage pour l'hiver qui était souvent rigoureux.
Je n'ai pas fait de service militaire. J'en ai été exempté à cause de mes études et d'une santé, alors assez précaire. Mais par contre, j'ai été mobilisé en 1939 et en  1943 dans une section sanitaire, à l'hôpital d'Ajaccio d'abord, et, ensuite à celui de Bastia. Les différents médecins-chefs et les officiers gestionnaires que j'ai connus, ont été d'une extrême gentillesse à mon égard sans doute, parce que j'étais prêtre...
Durant ma mobilisation, ayant approché les hommes de plus près, je les ai mieux compris car, j'ai été alors appelé à vivre la même vie et les mêmes servitudes...Démobilisé en 1945, j'ai retrouvé ma paroisse avec toutes les obligations pastorales.
Un an avant mon ordination sacerdotale qui interviendra le 29 juin 1931, j'ai été détaché comme professeur de 5ème. J'avais dans ma classe au château Bacciochi où était installé le petit séminaire, 37 élèves. Je leur ai enseigné le français, le latin, l'italien, les sciences naturelles et la géographie. J'ai été ensuite curé de Rutali de septembre 1931 au mois de mars 1947 : Curé doyen de Roglianu de 1947 à 1953 et, enfin, j'ai été nommé curé-archiprêtre de Calvi en 1953;
J'ai écrit une monographie de Roglianu que j'ai intitulée : "Brins d'histoire locale". J'ai fait éditer quelques poésies en langue corse sous le titre : "Fiori di machja" et enfin, j'ai consacré quelques rares loisirs à une plaquette : CALVI - Ses églises et ses chapelles.
Concernant la bénédiction des maisons, elle se fait encore dans toutes les paroisses de la Corse dans le courant de la semaine pascale. Les familles tiennent beaucoup à cette bénédiction annuelle. Autrefois, il arrivait en effet de faire des processions pour lutter contre la sècheresse.
J'ai lu avec intérêt, mentionné dans les registres paroissiaux de Roglianu le compte-rendu suivant concernant une procession pour demander la pluie en 1890 :
"La sècheresse sévissait depuis plusieurs mois sur le Cap Corse. Les sources se tarissaient, les pâturages se desséchaient, les animaux périssaient. Devant cette tragique situation, l'abbé SILVAGNOLI, vicaire à Roglianu, prit la décision de sortir la chasse contenant les reliques de St Aimé, martyr. A peine la procession pénétrait-elle dans l'ancienne église paroissiale de St COME et St DAMIEN (détruite hélas par le grand incendie de 1947) que ce fut un vrai déluge. A tel point qu'un italien qui suivait la procession s'est écrié : " I ruglianesi l'hanno cerco quellu santu li, ma se n'e paga"

Paroles de tontons...

Blog-loisirs... SUDOKU +


mardi 25 août 2026

U vechju Rutali - Traditions orales - suite

 HISTOIRE PERSONNELLE


Nos jeux : " U STECCU". Ce jeu consistait à envoyer le plus loin possible un bâtonnet à l'aide d'un autre plus grand. Celui que le tirage au sort avait désigné devait l'envoyer dans un cercle tracé sur le sol. S'il réussissait il prenait la place de son partenaire. Il fallait beaucoup d'adresse pour pratiquer ce jeu...
 "U CASTELLU". Il s'agissait de placer par terre cinq noyaux de pêche : Quatre à la base et un au sommet. Celui qui devait démolir "u castellu" se servait d'un noyau de pêche qu'il envoyait avec force contre les cinq autres. S'il réussissait, il empochait les cinq noyaux ; S'il échouait, il en donnait cinq à son partenaire. On jouait aussi aux billes, à "pietatella" (cache-cache), à "a somma di u tobu" (la pyramide) et à d'autres jeux...C'est ainsi que les enfants s'amusaient dans les rues et sur les places.
L'alimentation était sobre. En rentrant de l'école, pendant l'hiver surtout, nous étions heureux de trouver toute chaude sur la table, de la "polenta" de châtaignes que notre maman avait déjà coupée en tranches à l'aide d'un fil...avec du "figatellu" rôti au feu du "fugone". Ce repas frugal était un régal délicieux;
Le soir, une assiettée de bonne soupe où l'on trempait du pain était notre seul et unique menu. Le matin, souvent à la place du café au lait, on nous servait de la bouillie "brilulli" que l'on mangeait avec du lait de chèvre ou de brebis.
Le dimanche, en revenant de la messe nous trouvions sur la table un ragoût copieux et substantiel. Le vin était exclus. les grandes personnes elles mêmes en usaient rarement. L'alimentation n'était certes pas variée, mais elle était abondante ? On mangeait toujours à sa faim...
Nos parents avaient pour le prêtre non seulement du respect, mais de la vénération. Pour eux, la religion était sacrée. Le dimanche, ils mettaient la clé sous la porte, et toute la famille se rendait à la messe. La pratique religieuse était alors de 85%et même de 90%.
De six à douze ans, j'ai fréquenté l'école communale. Je suis rentré au petit séminaire d'Ajaccio où j'ai fait toutes mes études secondaires. C'était le 4 octobre 1919. Admis en 1925 au grand séminaire, j'y ai étudié la philosophie, la théologie dogmatique et morale, l'écriture sainte, le droit canon, l'histoire de l'église, la liturgie et la patrologie.

Bon à savoir

José Ruiz, entraîneur : "Si une personne de plus de 60 ans marche 30 minutes 5 jours par semaine, elle constatera déjà des bienfaits et une réduction du stress".

Les bénéfices d'une marche régulière toute la semaine sont très importants.

Après 60 ans, préserver sa forme physique ne rime pas forcément avec sport intensif. Selon l'entraîneur José Ruiz, marcher 30 minutes par jour, cinq jours par semaine, peut transformer la santé des plus de 60 ans, en améliorant le bien-être physique et mental tout en réduisant le stress.

Il n'est pas nécessaire de multiplier les séances de sport intensives car une activité aussi simple que la marche peut déjà apporter de nombreux bénéfices, notamment pour la santé cardiovasculaire, la mobilité et le bien-être. Passé 60 ans, il devient essentiel d'adapter ses habitudes pour préserver sa santé et son autonomie, et la marche occupe une place privilégiée car elle est accessible à tous, ne nécessite aucun équipement et peut être adaptée à la condition physique de chacun.

José Ruiz insiste sur le fait qu'il n'est pas nécessaire de faire de gros efforts pour commencer à obtenir des bénéfices, l'essentiel reposant sur la régularité. À titre de référence, les principales organisations de santé recommandent entre 150 et 300 minutes d'activité physique modérée par semaine, ce qui correspond concrètement à environ 30 minutes de marche, cinq jours par semaine. 

Une pratique régulière peut améliorer les capacités cardiovasculaires, réduire la fatigue et faciliter certaines activités quotidiennes comme monter les escaliers ou marcher plus longtemps. Elle profite aussi à la circulation sanguine, à la mobilité des articulations, au contrôle de la tension artérielle et à la qualité du sommeil. Sur le plan psychologique, la marche peut contribuer à réduire le stress et l'anxiété tout en favorisant une meilleure humeur, la libération d'endorphines procurant une sensation de bien-être et aidant à lutter contre l'apathie et la fatigue mentale. 

Oublier les 10 000 pas ! Ce chiffre n'a rien d'une obligation médicale, et les bénéfices commencent bien avant d'atteindre ce seuil. Pour de nombreuses personnes âgées, effectuer entre 6 000 et 8 000 pas par jour représente déjà une amélioration importante. Selon l'entraîneur, la régularité est plus importante que la performance, et une marche rapide reste inutile si elle n'est pratiquée que quelques jours avant un abandon prolongé.

(Source : linternaute)

Que nous proposerez-vous ?

 

lundi 24 août 2026

U vechju Rutali - Traditions orales - suite

 L'individu dans le groupe


- Souvent le nom de famille  était intimement lié au nom de la localité où l'individu vivait.
Ainsi, nous avons vu que les RUTALI venant de VOLTERA, en Italie, ont certainement donné leur nom à notre village natal...Ce nom porté chez nous depuis le XII ème siècle est le plus prestigieux.
 - Autrefois, il était courant de choisir les prénoms dans la famille de nos parents....Un enfant né dans la nuit de la nativité portera le prénom de Noël ; Une fille ayant vu le jour le 15 août en la fête de l'Assomption sera appelée :  Assunta. Un autre se prénommera Vitus, patron de la paroisse. Dans le choix des prénoms, c'était souvent le père qui avait la prédominance. L'habitude de prendre les prénoms dans la lignée familiale se perd de plus en plus...On prend ceux qui figurent dans les calendriers.
Le surnom ou le sobriquet était souvent le diminutif d'un prénom. Par exemple "Beneditellu"(petit Benoit). "Ghjacumellu"(petit Jacques). "Capu d'agnellu"(tête vide). "Gambetta"(petite jambe)."Culi mozzu"(cuisses plates). "Castagnone"(mangeur de châtaignes) " A volpe"(l'homme rusé). "I zenesi"(les Gènois). "Tribulinu"(le trublion). "Bajhucone"(homme riche ou avare). Tous ces surnoms et bien d'autres avaient cours au temps de ma jeunesse. De nos jours, ils ont tendance à disparaître.
 - Je suis né à Rutali, le 23 avril 1907. Mon père y a vu le jour. Par contre ma mère est originaire de Santu Pétru di Tenda...J'ai changé de domicile deux fois dans ma vie (à part bien entendu, le temps de mes études au petit et au grand séminaire d'Ajaccio,de 1919 à 1931. La première fois à Roglianu où j'ai été nommé curé-doyen en 1947 et à Calvi où je suis arrivé le 5 août 1953.
- Depuis que les moyens de locomotion sont plus nombreux et plus rapides qu'autrefois, on a d'avantage l'occasion de se rencontrer avec les parents habitant ailleurs.

Qu'est-ce que la CORSE


 

TRUCS DE CARAMEL... (déjà publié)

Pas de crème renversée, pas de gâteau de riz ou de semoule, pas de tarte Tatin… sans caramel ! Ces quelques "trucs" pour réussir son caramel sans coup férir.
1. Ne jamais préparer le caramel directement dans le moule à gâteau. Utiliser une casserole de taille moyenne en acier inoxydable ou en cuivre non étamé. Les récipients émaillés ou étamés sont à proscrire.
2. Proportions à respecter pour ne plus rater son caramel : 5 sucres (ou 5 càc de sucre en poudre) et 1 càc à d’eau.
3. Pour que le caramel ne se solidifie pas au contact du moule dans lequel on le verse, lui ajouter – dès qu’il commence à brunir – un filet de jus de citron ou de vinaigre.
4. Et une recette de "SIROP DE CARAMEL" pour parfumer yaourts, glaces, crêpes… : Ingrédients : (pour un demi-litre). 500 g de sucre 12,5 cl d’eau (1/8 de litre) 1 càs de vinaigre ou de jus de citron 25 cl d’eau (1/4 de litre) – préparés d’avance et en attente
Recette : Cette recette demande un peu d’attention et de prudence… éloigner les enfants. Mettre dans une casserole en acier inoxydable le sucre, l’eau (12,5 cl) et le vinaigre (ou le jus de citron), sur feu doux. Le sucre se dissout, le sirop bouillonne, les bulles crèvent de plus en plus difficilement à la surface puis le sirop se colore. Lorsque le caramel est devenu roux et commence à fumer, verser dessus, de loin et pas trop vite, les 25 cl d’eau (déjà préparés). Le sirop saute et crache ! Le laisser et prolonger l’ébullition une minute pour que le caramel fonde dans l’eau. Arrêter la cuisson et laisser refroidir le sirop avant de le verser dans un flacon suffisamment grand. Remarques : - Trop coloré, le caramel sera amer, pas assez, il aura peu de goût. La couleur rousse est juste la bonne. - Ce sirop se conserve deux mois dans un flacon fermé, à température ambiante… mais vous l’aurez certainement terminé avant ce délai !

CARÉDAR-720

"carédar-720"

Connaissez-vous cet artiste ?

dimanche 23 août 2026

U vechju Rutali - Traditions orales - suite

 


 Il y avait deux places publiques où l'on se réunissait de préférence : " L'OLMU " et L'ORTICCIO. Durant l'été on y jouait à "QUINA" (jeu de loto). Les hommes avaient aussi l'habitude de s'asseoir sur la murette de la place de l'église le dimanche avant la messe...Ils passaient en revue les évènements qui s'étaient déroulés au cours de la semaine...Ils se rencontraient aussi dans les cafés où ils faisaient des parties de cartes. A SCOPA et A MANILLA avaient leur préférence...À la suite de l'exode massif les cafés-bars ont eux aussi disparu. Il en reste un seul, le "bar de la Fontaine".
-  À la fontaine, on voyait souvent défiler les femmes allant remplir " à sécchja " que  majestueusement, elles portaient en équilibre sur leur tête...
Aujourd'hui, cette image des temps anciens a disparu...Les femmes d'aujourd'hui n'ont qu'à tourner le robinet à domicile pour se procurer de l'eau...
-  La politique des clans a toujours été néfaste aux bons rapports entre les familles.
À Rutali, il y avait deux partis : " U PARTITONE et U PARTITELLU ".
"U PARTITONE" avait comme chef de file " I RUTALI ". "U PARTITELLU" était animé par André MAROSELLI qui fut élu maire en 1945 et le restera jusqu'à sa mort. Son fils François lui succèdera.
Lors d'une élection au conseil général, Toussaint CHIARELLI fit l'unanimité sur son nom.
Nous donnons le nom de quelques maires que nous avons connus :
Émile TONARELLI, César ALBERTINI, Ignace RUTALI, Pierre NÉGRONI, Paul RUTALI.
En remontant le cours de l'histoire, nous retrouvons à la tête de la municipalité un autre François MAROSELLI dit " U MANFARU". Il était le père d'André MAROSELLI qui fut sous la quatrième République, ministre des anciens combattants et victimes de guerre, de la Santé, et secrétaire d'état à l'Air. Il est mort à Luxeuil-Les-Bains (Hte Saône) dont il fut le maire. C'est son fils Jacques, qui après une carrière préfectorale, lui a succédé...
Les démêlés de l'ancien Maire de Rutali "U MANFARU" ont eu un certain retentissement à l'époque...Le différend par exemple qui l'a opposé à l'Abbé LOTA, curé de Rutali, mérite d'être conté.
Jusqu'en 1950, le 2 novembre, à l'occasion de la fête des morts, on quêtait les châtaignes pour les âmes du Purgatoire. En 1895, l'Abbé LOTA chargea deux Italiens de faire la quête des châtaignes à domicile...Le Maire les fit arrêter par le garde champêtre qui les enferma dans une cave. Le curé intervint pour les faire libérer mais, ce fut en vain...Il dit alors au Maire : " Je vous poursuivrai jusqu'aux portes de l'enfer " ( Paroles très dures pour un prêtre). Il le poursuivit en effet devant le tribunal qui le condamna sévèrement pour abus de pouvoir. Ce fut pour lui la fin de sa carrière politique...et le début de la misère.
La vendetta politique en Corse est tenace. Jugez-en : L'ancien maire de Rutali, François MAROSELLI (U Manfaru ) ayant rencontré, quelque part, un de ses compatriotes, qui n'était pas encore né au temps où MAROSELLI administrait la commune, l'invita aimablement à prendre l'apéritif. Mais, apprenant que son invité était le fils de son adversaire politique, lui dit en lui tournant le dos : " Au revoir..! ". Quelle ténacité dans la haine

Solution du sudoku + du 19 août



Commençons par chercher la valeur de a et de b.
(a + b) + (a- b) = 18 + 6 = 24
2a = 24
a = 12
 b = 12 - 6 = 6
b = 6
(12 × 12) + (6 x 6) + x = 202
144  + 36 + x = 202
180 + x = 202
x = 202 - 180 = 22
x = 22
(cqfd)

L'instant "classique"... [Camille - "Danse macabre" de Camille Saint-Saëns]

samedi 22 août 2026

(Re) U vechju Rutali - traditions orales - suite

 Extrait du mémoire rédigé par le chanoine Jean-Thomas FLORI.


Nous signalons aussi volontiers qu'au début du siècle, on cultivait à Rutali le ver à soie. Nous nous rappelons avoir vu en contrebas de la place de l'église, une plantation de mûriers disparus en 1940 ou 41...Dans la cour de la maison TONARELLI, où était installée la magnanerie, il est encore quelques plants de mûriers.
- L'église est située à l'entrée du village côté ouest. On y pratique le culte depuis 1723. Elle est dédiée à St VITUS, enfant de douze ans ayant subi le martyre sous Dioclétien. Jusqu'en 1963, la paroisse de Rutali a été desservie par un prêtre à demeure. Le dernier curé a été l'abbé Albertini, actuellement doyen de VENZOLASCA. Depuis, c'est le curé de Sorio, l'abbé PIETROTTI qui a été conseiller général du Haut-Nebbiu, qui assure le service paroissial.
- L'arca ou ossuaire se trouvait à l'entrée de l'église. On y accédait par une trappe recouverte aujourd'hui par un carrelage. Autrefois, la nef était en terre battue. Les morts ont été ensevelis sous la place, autour de l'église et de la confrérie de Santa CROCE, aujourd'hui disparue. À la place, on y a construit le presbytère. Le cimetière du "Caviolu" étant devenu insuffisant, on a ouvert en 1921 le nouveau cimetière di " A MURASCA ". De mémoire d'hommes, on n'a pas connu de non catholiques à Rutali.
L'histoire de FILIPPINI parle d'un village du nom de "TURRENU". Il nous apprend qu'il a été incendié par les Gênois car il aurait été un centre de la résistance contre la Sérénissime République. L'âme de cette résistance aurait été un prêtre du nom de PAOLINU Di LENTU, qui aurait été déporté à Gênes...Il était le chapelain de San PERTÉO dont il n'éxiste plus de vestige sinon le nom qui reste encore attaché au lieu où la chapelle devait se dresser...Par contre, la tradition orale affirme que TURRENU aurait été abandonné à cause des fourmis. Elles étaient donc bien agressives ! ...
Au lieu-dit "U STANTARU" se dressent des pierres curieuses. Le mot corse "U Stantaru", se traduit chez nous par : menhir...Qu'en est-il ? Nous ne nous aventurerons pas sur un terrain mystérieux...
Non loin de là, se dressait une chapelle romane en pierres de taille disparue elle aussi. Tout ce que nous savons, c'est qu'elle était dédiée à St VITUS. Le nom du terrain où elle était érigée, porte encore le nom de SAN VITU.

Pour être en conformité avec les dates et indications citées dans ce texte, nous précisons que ces rubriques ont déjà été publiées sur le blog en 2016

Le barrage de la Figarella, ce matin - Crédit photo : Clément Pantanacce


 

Grille numéro 924.


 

LA LANGUE AU CHAT...

"késaco-584" = Lilas des Indes

 Le lilas des Indes ou lagerstroemia est un magnifique arbuste tropical qui se couvre d’abondants bouquets de fleurs. Il produit une floraison généreuse, durable et tardive qui commence au cœur de l’été et qui dure jusqu’à la fin de l’automne.

Deux recettes de "prunes"... (proposées par Yzus)

GÂTEAU RENVERSÉ AUX PRUNES

Des prunes fondantes caramélisées, une pâte très moelleuse grâce à une touche de poudre d’amandes et de crème fraîche et un arôme délicat de cannelle : ce gâteau renversé, facile à préparer, offre un bel équilibre entre l’acidité des fruits et la gourmandise d’un biscuit tendre et parfumé.

Pour 6 personnes : préparation : 25 min         cuisson : 1 h
(6-8 grosses prunes ou 1 kg environ de prunes rouges, quetsches, reines-claudes, mirabelles ; 300 g de sucre roux ; 200 g de farine ; 150 g de beurre à température ambiante + un peu pour le moule ; 130 g de crème fraîche épaisse ; 2 œufs ; 40 g de poudre d’amandes ; 1 c.à café bombée de levure chimique ; 1 c.à café bombée de bicarbonate de soude alimentaire ; 1 c.à café rase de poudre de vanille ; 1 c.à café rase de cannelle ; sel)
ustensile : 1 moule rond à bord haut, d’environ 25 cm de diamètre

Préparation :
1. Faites fondre 35 g de beurre. Beurrez le moule et tapissez le fond et le bord de papier cuisson. Versez le beurre fondu, puis répartissez-y 100 g de sucre roux.
2. Coupez les prunes en deux, dénoyautez-les et disposez-les au fond du moule (face coupée sur le sucre) en commençant par le bord et en serrant bien. Réservez.
3. Préchauffez le four à 170°C. Dans un récipient, mélangez le reste du beurre ramolli avec le sucre roux restant et la poudre de vanille, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporez les œufs puis la crème et mélangez jusqu’à ce que vous obteniez une préparation homogène.
4. Dans un récipient plus grand, mélangez la farine, la poudre d’amandes, la levure chimique, le sel, le bicarbonate de soude alimentaire et la cannelle. incorporez la préparation humide au mélange de farine sans trop travailler la pâte.
5. Versez la pâte sur les prunes. Recouvrez-les bien de pâte en tassant légèrement avec le dos de la cuillère. Enfournez pour 45 min.
Pantez un couteau : la lame doit ressortir sèche. Retirez du four, laissez refroidir 5 min et retournez le gâteau sur une grille ou une assiette.
6. Servez tiède ou à température ambiante.

Conseil d’accompagnement du magazine Saveurs_juillet-août 2026 : un Jurançon moelleux ou un thé noir aux agrumes et aux épices.
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PRUNES AU SIROP

Pour 2 bocaux de 1 litre :
préparation : 30 min repos : 15 min cuisson : 40 min
(800 g de prunes 1 : citron bio ; 350 g de sucre ; 60 g de miel ; 1 l d’eau)
ustensile : 1 bocal avec joint

Préparation :
1. Lavez les prunes et prélevez l’écorce du citron. Dans une casserole ,portez à ébullition l’eau avec le sucre, laissez frémir 10 min, puis ôtez du feu et ajoutez le miel et l’écorce de citron. Laissez infuser 15 min.
2. Lavez bien les bocaux et les caoutchoucs, puis essuyez-les avec un torchon propre et sec. Répartissez les fruits dans les bocaux. Filtrez le sirop et versez-le sur les fruits. Fermez hermétiquement les bocaux et placez-les pour 30 min dans un stérilisateur. Si vous n’avez pas de stérilisateur, plongez-les dans une grande casserole remplie d’eau (en les calant avec des torchons pour qu’ils ne s’entrechoquent pas), portez à ébullition et maintenez une petite ébullition pendant 30 min.
3. Laissez les bocaux refroidir dans l’eau. Une fois froids, retournez-les : si de petites bulles se forment près du caoutchouc, il faut recommencer l’opération.
4. Conservez-les à l’endroit, entre 6 et 12 mois, dans une pièce sèche et fraîche.

vendredi 21 août 2026

Vers la châtaigneraie ce matin à 8:30

"Crédit photo : Christine Cordoliani"

U vechju Rutali - traditions orales - suite

 Le milieu - suite


- Le chanoine Pierre RUTALI, par testament fait à Bastia le le 19 avril 1723, légua tous ses biens à la chapelle de Ste Catherine. Elle n'en possède aujourd'hui plus qu'une infime partie. Il spécifia dans son testament que tous les revenus de la châtaigneraie de Santa Catalina, à Rutali, ou est installé le centre aéré, seraient affectés aux deux chapelles latérales de N.D. du rosaire et de saint Antoine de Padoue. L'église paroissiale existait donc déjà en 1723. L'actuel gérant des biens de Sainte Catherine est Pierre RUTALI. Il est de la branche de Tiburce RUTALI et le neveu de Muscatellu RUTALI qui fut évincé de la gérance à la suite d'un long procès au profit de Paul Rutali. A la suite de celui-ci, son fils Félix lui succéda. Parmi les gérants, le docteur Thomas RUTALI fut l'un de ceux qui appliqua à la lettre les clauses du testament du chanoine Pierre RUTALI. L'actuel gérant a fait construire le clocher et la sacristie.
- C'est après la tonte des brebis qui, ordinairement avait lieu au mois de mai, que les bergers "montagnavanu", remontaient avec leurs troupeaux à Rutali. Ils fabriquaient alors eux-mêmes les fromages en se servant des formes que l'on appelait chez nous "fatoghje" faites avec des joncs que l'on allait couper dans les marais de St Florent. Du petit lait on "brocciu", fromage blanc...
tirait le fameux
- Les propriétés sont restées longtemps indivises. Aussi, de fréquents différends au sujet des limites de ces propriétés s'élevaient entre riverains...Nous avons même connu un châtaignier appartenant à quatre familles différentes. Nous en parlons en connaissance de cause puisque mon oncle, le frère de mon père en était copropriétaire.
Il nous souvient avoir vu labourer la terre à l'aide de la petite charrue artisanale. Presque tous les champs étaient ensemencés en blé et en avoine...Tous les jardins étaient cultivés. On y faisait d'abondantes récoltes de pommes de terre, de haricots, de tomates, de fèves, de petits pois, de choux.
- Dans la rivière de l'Attulinu, qui se jette dans le Bévincu, existaient autrefois deux moulins à châtaignes. Le premier est tombé en ruines. Le deuxième a été détruit par un incendie vers 1930. A l'époque ou les châtaignes étaient encore ramassées et  séchées, ces deux moulins tournaient la nuit et le jour sans jamais s'arrêter...
A suivre