vendredi 3 juillet 2015

MUSÉE du "carédar"...

BAL AU MOULIN ROUGE...

Henri de Toulouse-Lautrec
"Bal au Moulin Rouge"_1890
Huile sur toile. (100,5 cm X 150 cm)
Philadelphia Museum of Art, Philadelphie.
"carédar-146"
Dans cette toile "Bal au Moulin Rouge" Lautrec arrive presque à suggérer la profondeur de la salle par le seul agencement, de l'avant à l'arrière, des personnages. Au milieu de la piste, sur la gauche, entourés d'un public de consommateurs, dansent La Goulue et Valentin-le-désossé, deux stars de cabaret, dont les noms devaient être immortalisés par les œuvres de Lautrec. Valentin le Désossé fut important dans la galaxie de Lautrec, d'autant que ce dernier s'intéressait peu aux personnages masculins. Immense, il était d'une certaine manière le contraire de Lautrec, par sa taille et son habileté à danser. Ce fils de notaire (de son vrai nom Edmé Étienne Renaudin) fut marchand de vin, puis recouvreur de créances, avant de devenir maître de ballet. À l'Elysée Montmartre comme au Moulin Rouge, il fut le partenaire de la Goulue. La Goulue devait son nom d'artiste à l'habitude qu'on lui prêtait de vider les verres des clients.

Henri de TOULOUSE-LAUTREC (1864 - 1901) est un peintre, dessinateur, lithographe et illustrateur français. Né à Albi dans un petit village du sud de la France, c'est un véritable amoureux de la Butte Montmartre. Lautrec, atteint depuis sa petite enfance d’une infirmité qui meurtrira jour et nuit ses os et qui le condamnera à rester un homme de petite taille toute sa vie, trouve un apaisement dans les cafés de la Butte ! C’est dans ces mêmes cafés qu’il fait la connaissance de sa muse La Goulue. Vient le Moulin Rouge où il assistera tous les soirs au spectacle pour dessiner les danseuses et les clients sur un coin de table, accompagné de son éternel verre d’absinthe ! Il est le témoin privilégié des scènes de vie du Moulin Rouge puisqu’il est le chouchou des cancaneuses qui le rebaptisent : "le petit bonhomme" ! En 1891, il dessine la première affiche publicitaire du Moulin Rouge qui reste à ce jour l’image du cabaret la plus connue au monde. C’est le peintre de la Butte, du cancan, du Moulin Rouge qui grâce à ses toiles a permis à tout un village de faire l’expérience de l’immortalité ! Créateur d'une vision légendaire du Paris de son époque, Henri de Toulouse-Lautrec fut aussi le promoteur d'une nouvelle esthétique du portrait. Dessinateur d'instinct, il voulut, selon sa propre expression, "faire vrai et non idéal", et demeure en marge de toute école... Ses derniers mots furent adressés à son père qui était présent au moment de sa mort, faisant allusion aux goûts de cet aristocrate fantasque et passionné de chasse : "Je savais que vous ne manqueriez pas l'hallali".

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