dimanche 15 mai 2016

Autour du livre... (envoi de Battine)

Le violoniste
De Mechtild BORRMANN
Ce roman a reçu "le prix du roman policier" des lectrices de ELLE
L’auteur vit en Allemagne où elle a publié cinq romans.
 

Le violoniste est à la fois un roman policier et un roman historique raconté à trois voix. En 1948 à Moscou, c’est la voix du célèbre violoniste, Ilia Grenko arrêté par le KGB à la sortie d’un concert et envoyé au goulag à Vorkuta pour vingt ans, sans en connaître la raison. La deuxième voix est celle de sa femme Gallina déportée au Kazakhstan avec ses enfants, pour complicité. Et, en 2008, la voix de Sacha Grenko, le petit-fils, qui se met en quête du violon de son grand-père, un Stradivarius offert par le Tsar Alexandre II.
Ce roman est une plongée dans l’URSS avec ses mensonges, ses trahisons, ses meurtres, sa souffrance physique et dans le monde des affaires de la Russie actuelle.
 
L’intrigue policière bien menée et le témoignage historique bien documenté font que j’ai bien aimé ce livre. _ (Battine)

Extrait :
 
"Ilia Grenko chérissait son violon par- dessus tout... Et son succès, Ilia en était convaincu, il le devait à ce Stradivarius, qui était dans sa famille depuis quatre générations. En 1862, son arrière-arrière-grand-père, l’avait reçu en cadeau du tsar Alexandre II, qui l’avait rapporté d’un voyage en Italie. Ilia était le premier, quatre générations plus tard, à jouer du violon avec la légèreté qui avait rendu célèbre son aïeul.
Quand il regagna sa loge, en sueur, l’étui à la main, il fut accueilli par deux hommes vêtus de costumes mal coupés .
- Ilia Vassilievitch Grenko, suivez-nous ! 
- Ce doit être un malentendu, parvint-il à à articuler d’une voix rauque… Ma femme..., bredouilla-t-il tandis que les autres l’entraînaient sans ménagement le long de l’étroit corridor. Ma femme est dans le public. S’il vous plaît, laissez-moi la prévenir !
- Ne faites pas de difficultés, Grenko, suivez-nous gentiment.
- Mon violon, dit-il d’une voix étranglée par la peur. S’il vous plaît permettez-moi de déposer mon violon chez le portier… Il savait que la berline les conduirait à la Loubianka."

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