vendredi 15 septembre 2017

MUSÉE du "carédar"... [NOËL-L'île Louviers]

Alexandre-Jean Noël
"L'île Louviers et la Pointe de l'île Saint-Louis"_1780
Huile sur toile. (49 cm X 72,50)
Paris, Musée Carnavalet.
"carédar-261"
Historique : C'est à l'occasion d'une fête nautique organisée en l'honneur d'Henri II en 1549 que sont construits un fort, et un petit pont accédant à l'île Louviers. Le tout était destiné à disparaître au cours d'un spectacle simulant une bataille navale. Aucun pont n'apparaît à cet endroit avant 1671 lorsque la Ville acquiert l'île Louviers, et décide de lancer entre celle-ci et le quai des Célestins, un pont en bois. Jusqu'au début du XVIIIe siècle, l'île sert de dépôt pour le foin, les fruits, le bois de charpente et de menuiserie. À partir de 1730, on l'affecte au bois de chauffage et on l'agrandit et la surélève afin de maintenir les chantiers à sec. Les inondations aidant le pont de Grammont s'affaiblit et son remplacement par un pont en pierre est prévu en 1769. Ces prescriptions ne prirent pas effet et le pont en bois disparaît en 1843 lorsque le rattachement des terrains de l'île Louviers entraîne le comblement du petit bras de la Seine, occupé aujourd'hui par le boulevard Morland. (Cf. J. Van Deputte, Ponts de Paris, éditions Sauret / Paris-Musées, 1994, p. 26-27)
Précisions sur le tableau : "L’île Louviers et la Pointe de l'île Saint-Louis", actuel 4ème arrondissement. Paysage urbain. Au premier plan, à gauche, tour, au centre et à droite, berges avec deux femmes lavant du linge, bateau amarré avec deux pêcheurs. Au second plan, la Seine, à gauche îlot avec arbres, maison, ruines (l'île Louviers), le pont de Grammont (en bois), à droite, la pointe de l'île Saint-Louis, le quai d'Anjou, l'Hôtel de Bretonvilliers, tour. À l'arrière-plan, à droite, quai (Quai Saint Bernard), immeubles.

Élève de Joseph Vernet, Alexandre-Jean NOËL (1752 - 1834) produit des gouaches et des aquarelles de marines et des paysages dans l'esprit de son maître. Il accompagne l'astromone Jean Chappe dans son expédition scientifique en Amérique du Sud, qu'il illustre par une série de dessins dépeignant leur périple. Atteint comme le savant de la fièvre jaune, il en réchappe à l'inverse de ce dernier.

1 commentaire:

  1. Intéressante découverte; j'avais cherché dans J.Vernet, sans succès.

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