lundi 9 octobre 2017

Sergiacciu nous propose...


Voici mon "chant du cygne"... Eh ! oui ! La vie passe vite ;-))

Voici une longue méditation en prose à propos du devenir.
Le temps, la mémoire et l'histoire. Le fleuve comme métaphore. 
Et comme mythe. Un essai en poésie, une prose poétique.

Peut-être cela intéressera-t-il quelqu'un ? _ [Sergiacciu]

9 commentaires:

  1. Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
    Et j'en sais d'immortels..........
    Cygne ou Pélican?Longue vie à vous Serge,Sergiacciu, ,la poésie sauvera le monde.sf

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  2. Merci S.F. ! Il est dédié à Antoinette Giuliani, née Biaggi.
    Pour ceux qui l'auront connue, et pour les autres,
    elle fut une femme admirable et d'une infinie bonté.
    J'ai mis quelques photos sur la toile.
    Merci à Danièle et bonne lecture à ceux qui liront ce livre.

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  3. Allégorie du Pélican (la Muse) A. Musset

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  4. La poésie va t-elle sauver Rutali?

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  5. Parce que le fleuve atteint sa puissance et sa sérénité à l'approche de l'embouchure, je lirai ton livre Serge, avec intérêt et affection. jb

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  6. Musset : Allégorie du Pélican
    LA MUSE
    Quel que soit le souci que ta jeunesse endure,
    Laisse-la s'élargir, cette sainte blessure
    Que les séraphins noirs t'ont faite au fond du cœur;
    Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
    Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,
    Que ta voix ici-bas doive rester muette.
    Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
    Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
    Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
    Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
    Ses petits affamés courent sur le rivage
    En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
    Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
    Ils courent à leur père avec des cris de joie
    En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
    Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,
    De son aile pendante abritant sa couvée,
    Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
    Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;
    En vain il a des mers fouillé la profondeur;
    L'océan était vide et la plage déserte;
    Pour toute nourriture il apporte son cœur.
    Sombre et silencieux, étendu sur la pierre,
    Partageant à ses fils ses entrailles de père,
    Dans son amour sublime il berce sa douleur;
    Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
    Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,
    Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
    Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
    Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
    Il craint que ses enfants ne le laissent vivant;
    Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
    Et, se frappant le cœur avec un cri sauvage,
    Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
    Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
    Et que le voyageur attardé sur la plage,
    Sentant passer la mort se recommande à Dieu.
    Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
    Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps;
    Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
    Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
    Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
    De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
    Ce n'est pas un concert à dilater le cœur ;
    Leurs déclamations sont comme des épées :
    Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant;
    Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang.

    (extrait de La Nuit de Mai)

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  7. Merci Serge pour ce beau poème, on oublieras jamais la tante Antoinette,une femme admirable, ainsi que tes parents qui avaient tant d'amour pour la famille.je lirais ce livre Serge.Louise G B

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  8. Merci à tous les Rutalais ! Ma situation est précaire et j'ai besoin de soutiens.
    Je vous laisse en musique : https://www.youtube.com/watch?v=SlTTgJau33Q
    Vous pouvez lire les premières pages sur le site de l'Harmattan. A bientôt.
    Serge Venturini

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