Petit journal inter-actif à l'attention des Rutalais et des Rutalaises, d'ici et d'ailleurs, et de tous ceux qui aiment le beau village de Rutali.
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On s’éveille du coton dans les oreilles une petite angoisse douce autour du cœur, comme mousse c'est la neige, l'hiver blanc sur ses semelles de liège qui nous a surpris, dormant. - Charles Cros
Beau soir d’hiver Jules Breton La neige – le pays en est tout recouvert – Déroule, mer sans fin, sa nappe froide et vierge, Et, du fond des remous, à l’horizon désert, Par des vibrations d’azur tendre et d’or vert, Dans l’éblouissement, la pleine lune émerge. A l’Occident s’endort le radieux soleil, Dans l’espace allumant les derniers feux qu’il darde A travers les vapeurs de son divin sommeil, Et la lune tressaille à son baiser vermeil Et, la face rougie et ronde, le regarde. Et la neige scintille, et sa blancheur de lis Se teinte sous le flux enflammé qui l’arrose. L’ombre de ses replis a des pâleurs d’iris, Et, comme si neigeaient tous les avrils fleuris, Sourit la plaine immense ineffablement rose. Jules Breton, 1883, Les champs et la mer
C'est beau !
RépondreSupprimerOn s’éveille
RépondreSupprimerdu coton dans les oreilles
une petite angoisse douce
autour du cœur, comme mousse
c'est la neige,
l'hiver blanc
sur ses semelles de liège
qui nous a surpris, dormant.
-
Charles Cros
que c'est beau .Combien en avez vous de cm ????
RépondreSupprimervous êtes bien indiscret !
SupprimerGuy-Charles Cros,fils de Charles.
SupprimerBeau soir d’hiver
RépondreSupprimerJules Breton
La neige – le pays en est tout recouvert –
Déroule, mer sans fin, sa nappe froide et vierge,
Et, du fond des remous, à l’horizon désert,
Par des vibrations d’azur tendre et d’or vert,
Dans l’éblouissement, la pleine lune émerge.
A l’Occident s’endort le radieux soleil,
Dans l’espace allumant les derniers feux qu’il darde
A travers les vapeurs de son divin sommeil,
Et la lune tressaille à son baiser vermeil
Et, la face rougie et ronde, le regarde.
Et la neige scintille, et sa blancheur de lis
Se teinte sous le flux enflammé qui l’arrose.
L’ombre de ses replis a des pâleurs d’iris,
Et, comme si neigeaient tous les avrils fleuris,
Sourit la plaine immense ineffablement rose.
Jules Breton, 1883, Les champs et la mer