3 mars 1918. Traité de Brest-Litovsk :
La
Russie se retire du conflit et laisse le champ libre à l’Ouest à
l’Allemagne.
Après
la révolution d’octobre, le nouveau pouvoir Russe est menacé de
l’intérieur par la résistance d’une grande partie des cadres de
l’armée tsaristes et ne peut plus faire face à la poussée
allemande ; il demande un armistice fin novembre 1917. Les
négociations commencées en décembre, vont aboutir à une paix
séparée signée par Trotski avec les représentants de l’Allemagne
et de l’Autriche-Hongrie. Les concessions territoriales imposées à
la Russie sont énormes : elle perd la Pologne, l’Ukraine et
la plupart des territoires Baltes. L’arrière-pensée de Lénine et
Trotski est de récupérer ces territoires à la faveur d’une
révolution prolétarienne en Allemagne. Cette révolution n’aura
pas lieu mais l’effondrement militaire de l’Allemagne lui
permettra en effet de les récupérer à la fin de la guerre civile
russe.
Dans
l’immédiat, c’est l’équivalent de 40 divisions allemandes qui
va pouvoir être reporté sur le front de l’ouest, permettant
l’ultime coup de boutoir allemand du printemps 1918, qui va faire
vaciller la résistance alliée et ramener la ligne de front à la
Marne, à 70 km de Paris. Cependant, la montée en puissance des
soldats et de la logistique de l’Amérique et la coordination des
alliés sous le commandement unique de Foch vont permettre de
contenir ce furieux assaut puis d’organiser la contre offensive
victorieuse de juillet qui va ramener les Allemands à leur position
initiale et les contraindre à la défensive jusqu’à leur défaite
finale.

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