samedi 31 mars 2018

LA LANGUE AU CHAT...

"késaco-217" = repose-tête

Ce type d’objet était utilisé autrefois en Chine par les hommes et les femmes qui plaçaient un repose-tête en matière dure (métal, céramique, porcelaine, bambou, jade ou autre) sous leur cou lorsqu’ils dormaient. Les repose-têtes servaient à maintenir en place les coiffures très sophistiquées qui n’étaient pas refaites tous les jours. Souvent faits sur mesure, ils épousaient parfaitement la nuque de leur propriétaire. Le modèle en porcelaine était le plus populaire. Un orifice sur la plupart de ces repose-têtes permettait de cacher des objets précieux ou de le remplir de fleurs ou de plantes médicinales choisies pour leur vertu apaisante voire curative. Certains étaient destinés à être placés sous les épaules, les bas ou les jambes. Ces objets sont apparus pour la première fois dans l’Empire durant la dynastie Sui tandis que sa production en masse a vu son apogée sous la dynastie des Tang (618-907). Sous les Song (960-1279), les formes de ces appuie-têtes dépendaient fortement de leur usage rituel : pour les morts ou pour les vivants. Son utilisation s’est particulièrement développée durant les dynasties Song, Jin et Yuan, entre les Xe et XIVe siècles.
Ils peuvent prendre des formes zoomorphes, anthropomorphes ou géométriques. Les décors sont variés, ils représentent les mœurs de la société ou les croyances populaires. On y retrouve des motifs aussi bien symboliques que purement artistiques. Les symboles floraux sont assez communs ; la pivoine est synonyme de la richesse et le lotus, de la noblesse.

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