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| "késaco-217" = repose-tête |
Ce
type d’objet était utilisé autrefois en Chine par les hommes et
les femmes qui plaçaient un repose-tête en matière dure (métal,
céramique, porcelaine, bambou, jade ou autre) sous leur cou lorsqu’ils dormaient. Les repose-têtes servaient à maintenir en place les
coiffures très sophistiquées qui n’étaient pas refaites tous les
jours. Souvent faits sur mesure, ils épousaient parfaitement la
nuque de leur propriétaire. Le modèle en porcelaine était le plus
populaire. Un orifice sur la plupart de ces repose-têtes permettait
de cacher des objets précieux ou de le remplir de fleurs ou de
plantes médicinales choisies pour leur vertu apaisante voire
curative. Certains étaient destinés à être placés sous les
épaules, les bas ou les jambes. Ces objets sont apparus pour la
première fois dans l’Empire durant la dynastie Sui tandis que sa
production en masse a vu son apogée sous la dynastie des Tang
(618-907). Sous les Song (960-1279), les formes de ces appuie-têtes
dépendaient fortement de leur usage rituel : pour les morts ou
pour les vivants. Son utilisation s’est particulièrement
développée durant les dynasties Song, Jin et Yuan, entre les Xe et
XIVe siècles.
Ils
peuvent prendre des formes zoomorphes, anthropomorphes ou
géométriques. Les décors sont variés, ils représentent les mœurs
de la société ou les croyances populaires. On y retrouve des motifs
aussi bien symboliques que purement artistiques. Les symboles floraux
sont assez communs ; la pivoine est synonyme de la richesse et
le lotus, de la noblesse.

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