Petit journal inter-actif à l'attention des Rutalais et des Rutalaises, d'ici et d'ailleurs, et de tous ceux qui aiment le beau village de Rutali.
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Voici quelques quatrains extraits de : Enfin le royaume de François TCHENG (de l’Académie française.)
« Forme brève, mais moins abrupte que le haïku, le quatrain ne s’en tient pas au lapidaire, il sait donner du rythme à la pensée, à l’émotion, à la surprise, il sait initier un questionnement, amorcer une méditation, esquisser un chant. » #####################
Tu ouvres les volets, toute la nuit vient à toi, Ses laves, ses geysers, et se mêlant à eux, Le tout de toi-même, tes chagrins, tes émois, Que fait résonner une très ancienne berceuse. §§§§§§§§§ Au crépuscule, la nature exténuée S’abandonne. Quelques corbeaux affamés Picorent encore les restes du jour Dans l’assiette ébréchée du couchant. §§§§§§§§§§§ Parfois, détaché de la multitude, Un regard anxieux te sollicite. Tu restes coi ; avec l’autre, tous deux, Vous entrez dans la commune solitude. §§§§§§§§§§§§§ Encore un pas, et nous serons Au sommet, nous verrons la mer Faire don de ses voiles cinglant Vers le blanc rivage de l’enfance. §§§§§§§§§§§§§§§ Ce moment partagé, nous nous en souviendrons Un jour, comme d’un mont par- delà les nuages, Où tout demeure en soi et se change en son autre : Arbre en fleur chant de source, feuille au vent papillon. §§§§§§§§§§§§§§§ Ne quémande rien. N’attends pas D’être un jour payé de retour. Ce que tu donnes trace une voie Te menant plus loin que tes pas. François TCHENG.
Ce livre contient plus de 140 quatrains, j'ai choisi ceux- ci qui m'ont touchée, parmi bien d'autres. Battine.
Bien sûr, F.Cheng ! Pourquoi ai-je mis un "T"? Qui le dira? Pour me faire pardonner voici d'autres quatrains. Battine. ##### Ce chemin qu’une nuit nous avons parcouru, Tu le prolongeras, enfant de mon regard, Par-delà la forêt dort peut-être un étang Ou une plage errante au gré de hautes vagues…
§§§§§§§§§§§§§§§§
Froidure bleu glacé. Les arbres dénudés Calligraphient leur psaume dans le ciel. Plusieurs corbeaux, très à propos, viennent Ajouter la ponctuation à l’antienne.
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
L’aile de l’orfraie, frôlant Le feuillage, fait tomber L’ultime goutte de pluie Sur l’étang, miroir brisé.
§§§§§§§§§§§§§§
Qui accueille s’enrichit, qui exclut s’appauvrit. Qui élève s’élève, qui abaisse s’abaisse. Qui oublie se délie, Qui se souvient advient. Qui vit de mort périt, qui vit de vie sur-vit.
Voici quelques quatrains extraits de : Enfin le royaume de François TCHENG (de l’Académie française.)
RépondreSupprimer« Forme brève, mais moins abrupte que le haïku, le quatrain ne s’en tient pas au lapidaire, il sait donner du rythme à la pensée, à l’émotion, à la surprise, il sait initier un questionnement, amorcer une méditation, esquisser un chant. »
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Tu ouvres les volets, toute la nuit vient à toi,
Ses laves, ses geysers, et se mêlant à eux,
Le tout de toi-même, tes chagrins, tes émois,
Que fait résonner une très ancienne berceuse.
§§§§§§§§§
Au crépuscule, la nature exténuée
S’abandonne. Quelques corbeaux affamés
Picorent encore les restes du jour
Dans l’assiette ébréchée du couchant.
§§§§§§§§§§§
Parfois, détaché de la multitude,
Un regard anxieux te sollicite.
Tu restes coi ; avec l’autre, tous deux,
Vous entrez dans la commune solitude.
§§§§§§§§§§§§§
Encore un pas, et nous serons
Au sommet, nous verrons la mer
Faire don de ses voiles cinglant
Vers le blanc rivage de l’enfance.
§§§§§§§§§§§§§§§
Ce moment partagé, nous nous en souviendrons
Un jour, comme d’un mont par- delà les nuages,
Où tout demeure en soi et se change en son autre :
Arbre en fleur chant de source, feuille au vent papillon.
§§§§§§§§§§§§§§§
Ne quémande rien. N’attends pas
D’être un jour payé de retour.
Ce que tu donnes trace une voie
Te menant plus loin que tes pas.
François TCHENG.
Ce livre contient plus de 140 quatrains, j'ai choisi ceux- ci qui m'ont touchée, parmi bien d'autres. Battine.
Il s'agit en fait de François CHENG...
SupprimerUn tableau de Rembrandt ,merci SF
RépondreSupprimerC'est magnifique !!! quelques uns encore,SVP. Merci!
RépondreSupprimerAchetez-le ,de preference chez un libraire si possible ,vous ne regretterez pas vos 15 euros.
RépondreSupprimerBien sûr, F.Cheng ! Pourquoi ai-je mis un "T"? Qui le dira? Pour me faire pardonner voici d'autres quatrains. Battine.
RépondreSupprimer#####
Ce chemin qu’une nuit nous avons parcouru,
Tu le prolongeras, enfant de mon regard,
Par-delà la forêt dort peut-être un étang
Ou une plage errante au gré de hautes vagues…
§§§§§§§§§§§§§§§§
Froidure bleu glacé. Les arbres dénudés
Calligraphient leur psaume dans le ciel.
Plusieurs corbeaux, très à propos, viennent
Ajouter la ponctuation à l’antienne.
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
L’aile de l’orfraie, frôlant
Le feuillage, fait tomber
L’ultime goutte de pluie
Sur l’étang, miroir brisé.
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Qui accueille s’enrichit, qui exclut s’appauvrit.
Qui élève s’élève, qui abaisse s’abaisse.
Qui oublie se délie, Qui se souvient advient.
Qui vit de mort périt, qui vit de vie sur-vit.
F.Cheng.