| James Abbott McNeill WHISTLER "Symphonie en blanc n°1" ou "La Dame en blanc"_1862 Huile sur toile. (215 cm X 108 cm) National Gallery of Art, Washington. |
| "carédar-496" |
La palette de couleurs de ce tableau est presque entièrement blanche. Le modèle est Joanna Hiffernan, la maîtresse de l’artiste. Bien que la peinture s’appelait à l’origine The White Girl, Whistler a ensuite commencé à l’appeler Symphony in White, n° 1. En se référant à son travail en des termes aussi abstraits, il avait l’intention de mettre l’accent sur sa philosophie "l’art pour l’art". "The White Girl" montre clairement l’influence de la Confrérie préraphaélite, avec laquelle Whistler était récemment entré en contact.
Le tableau a été interprété par les critiques d’art ultérieurs à la fois comme une allégorie de l’innocence et de sa perte, et comme une allusion religieuse à la Vierge Marie.
| WHISTLER "Autoportrait"_v. 1872 |
Whistler participe au Salon des Refusés en 1863 avec "The White Girl" (1862) qui prendra le titre de "Symphonie en blanc n°1". Dix ans plus tard, il adopte en effet pour ses œuvres une terminologie musicale qui correspond à sa conception d’une esthétique abstraite. Parallèlement, très influencé par l’art japonais, Whistler se met à percevoir l’œuvre comme une entité décorative. À partir des années 1860, Whistler se fixe à Londres, sans cesser de faire de nombreux séjours en France. Il réalise des scènes de la vie des ports et des quais de la Tamise qui témoignent d’une recherche de tons raffinés. Sa préoccupation majeure devient la recherche purement formelle. Il oppose alors le souci de la forme et de la couleur dans les paysages et celui du réalisme pour les personnes et les détails. À partir de 1870, Whistler se consacre plus particulièrement au portrait qui lui permet de se concentrer sur les possibilités formelles que lui offrent son sujet.
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