vendredi 21 juillet 2023

MUSÉE du "carédar"... [INGRES-La Maladie d'Antiochus_1840]

Jean-Auguste-Dominique INGRES (1780-1867)
"La Maladie d'Antiochus"_1840
Huile sur toile. (57 cm X 98 cm)
Musée Condé, Chantilly.
"carédar-563"
"La Maladie d'Antiochus" appelé aussi "Antiochus et Stratonice" La scène représentée ici se déroule dans un palais à l’architecture antique avec chapiteaux ioniques, colonnes cannelées, fronton, pavements de mosaïque. Nous pouvons identifier une chambre par le lit au grand drap rouge figurant sous le fronton monumental. Sur la gauche, en pleine lumière, figée dans une attitude songeuse, une jeune femme regarde pensivement un Sphinx représenté sur le pavement. Dans l’ombre, au centre de la toile, un homme debout derrière le lit, s’incline vers un personnage allongé pour poser sa main sur son cœur. Ce dernier dont le geste du bras replié sur son visage semble évoquer la souffrance, (il) est d’ailleurs très pâle. Une dernière figure est effondrée au pied du lit.

Le sujet de l'œuvre est extrait de la vie de Démétrius de Plutarque, historien grec du Ier siècle ap. J.C. Anthiochus, fils de Séleucus, roi de Syrie au IIIe siècle avant J.C., est amoureux de sa jeune belle-mère Stratonice. Cette passion coupable le rend gravement malade, il est sur le point de mourir quand le médecin Erasistrate de Cos comprend la source de son mal : le malade s’agite et les battements de son cœur s’accélèrent lorsque Stratonice fait son entrée dans la pièce. Son père impuissant, s’effondre de douleur à côté du lit.

ENS-Ingres-Antiochus-et-Stratonice.pdf (chateaudechantilly.fr)

INGRES
"Autoportrait à 24 ans"_1804
Dernier des peintres néoclassiques français, Jean-Auguste-Dominique INGRES (1780 – 1860) est l’inventeur d’un canon de beauté féminine atypique, maniériste, qui l’a rendu célèbre. Son œuvre maîtresse est La Grande Odalisque (1814), inscrite tout autant dans l’histoire de l’orientalisme que dans la tradition des grands maîtres de la peinture occidentale. Habile dessinateur, admirateur de Raphaël et adepte de la ligne pure, Ingres fut d’une telle influence qu’on parle d’« ingrisme » ou de « période ingresque » quand d’autres artistes, tels Pablo Picasso, en sont venus à s’inspirer de sa manière.

Il a dit : "Le dessin est la probité de l’art."

Bien qu’il soit très talentueux et dessinateur hors pair, le style d’Ingres, jugé trop maniériste, ne plaît guère aux collectionneurs français. L’un des plus célèbres scandales du XIXe siècle concerne sa "Grande Odalisque" (cf. blog 16/11/2012), un nu exposé au Salon de 1819 : Ingres est durement moqué par ses contemporains, qui lui reprochent de ne pas savoir traiter correctement l’anatomie, d’avoir peint une figure archaïque, manquant d’expression et aux proportions difformes.

L’idéal ingresque diffère de l’idéal académique promu par l’Académie des Beaux-Arts. Selon Ingres, la beauté est subjective et personnelle à chacun des modèles. C’est au peintre de la révéler, et non simplement d’appliquer des formules toutes faites. Il enseigne à ses étudiants cette conception à l’École des Beaux-Arts à partir de 1829. Son style influencera les peintres modernes, d’Henri Matisse à Pablo Picasso, en passant par Auguste Renoir et Man Ray.

(Source : BeauxArts)

2 commentaires:

  1. Si vous cherchez bien vous trouverez un violon dissimulé sur ce tableau .

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    1. Je donne ma langue au chat... Aidez-nous à découvrir ce fameux "violon d'Ingres" ?

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