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| Albert MARQUET (1875-1947) "Vue d'Agay"_1905 Huile sur toile. (64,5 cm X 80,7 cm) Musée National d'Art Moderne Georges Pompidou, Paris. |
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| "carédar-564" |
"Paysage, baie méditerranéenne, vue d'Agay", aussi connu sous le nom "Vue d'Agay", est un tableau réalisé par le peintre français Albert Marquet vers 1905. Cette huile sur toile est un paysage fauve représentant la côte à Agay, dans le Var. Présentée au Salon d'automne de 1905, elle est aujourd'hui conservée au musée national d'Art moderne, à Paris. Cette œuvre est une peinture de la période moderne appartenant au style post-impressionnisme.
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| Albert MARQUET "Autoportrait"_1904 |
Moins connu que Giorgio de Chirico, Raoul Dufy ou Kees van Dongen, Albert MARQUET (1875-1947) est pourtant l’un des peintres les plus fascinants de la première moitié du XXe siècle. "Albert Marquet est tout à fait réaliste, expliquait Matisse, il n’interprète pas une couleur ; il ne juge pas. Ce sont les valeurs, les lignes qui comptent."
Proche des courants de son époque, postimpressionnisme et fauvisme, Albert Marquet a toutefois conservé une liberté stylistique forte. La "cage aux fauves" ? Trop étroite pour lui. Il n’en fut pas "le plus rugissant", comme l’écrivait Georges Limbour en 1947, même si sa peinture en a gardé quelques traces simplification des formes, autonomisation relative de la couleur. Pour Pierre Wat, "en s’affranchissant du fauvisme, Albert Marquet serait donc passé du parti de la couleur à celui de la valeur. La nuance contre la violence expressive".
Des quais de Seine, aux ports européens, des bords de Marne à ceux de la Méditerranée, il fut toute sa vie un peintre de l’eau. Dormante ou agitée, verte, grise ou bleue, elle est indéniablement son modèle préféré et le sujet central de son œuvre. "Marquet se sentait chez lui partout où il y avait de l’eau et des bateaux", se rappelait son épouse Marcelle. Impossible d’évoquer l’artiste, et de chercher à comprendre son art, sans faire le détour par les fleuves et les rivières, la mer et les ports, autant de motifs à travers lesquels se dévoile sa poétique songeuse, loin du tumulte urbain, loin de la violence de l’histoire.
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