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| Kees VAN DONGEN (1877-1968) "L'Écuyère"_1926 Huile sur toile. (195 cm X 132 cm) Musée-Château de Dieppe. |
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| "carédar-595" |
Le modèle a été identifié tardivement comme "Miss Edmée Davis, une danseuse américaine de revue parisienne. Rien d’étonnant à cela, Kees van Dongen, peintre fauviste fantasque, était réputé pour ses fréquentations chic et les fêtes invraisemblables qu’il donnait à Montparnasse. En prenant pour modèle des divas du tout Paris, il a fixé pour l’éternité l’allure et l’androgynie de la garçonne des années folles.
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| "Kees Van Dongen en 1923" |
Kees VAN DONGEN (1877 - 1968), de son nom de naissance Cornelis Théodorus Marie van Dongen, est un peintre franco-néerlandais.
Né près de Rotterdam, Kees Van Dongen y suit les cours de l’Académie royale des Beaux-Arts et commence à peindre en étudiant les scènes de port et les corps féminins. Arrivé à Paris en 1901, il rencontre Félix Fénéon et fait scandale aux côtés d'Henri Matisse lors du Salon d’Automne de 1905, où les débuts de la peinture fauviste attisent de vives critiques. Il s’installe à Montmartre en 1906, au Bateau-Lavoir, et donne ses aquarelles à des journaux en parallèle de quelques expositions. Proche des fauves français et surtout des expressionnistes allemands, il expose des dessins pour le groupe expressionniste Die Brücke, et commence à connaître le succès vers 1910, alors en contrat avec la galerie Bernheim – Jeune. Il s’oriente ensuite vers un style plus mondain au contact de la marquise Casati, et devient le peintre des célébrités parisiennes. Décoré de la légion d’honneur en 1926, il est naturalisé français en 1929. Il continue dans la voie du portrait jusqu’aux années 30, qui marquent ses retrouvailles avec les paysages. Van Dongen se compromet au contact de l’Allemagne nazie lors de sa participation à un voyage organisé par le IIIe Reich en 1941, mais cela ne ternit pas pour autant sa réputation et il continue les portraits mondains par la suite. Il s’installe à Monaco en 1959, dans une villa qu’il baptise le Bateau-Lavoir, en souvenir de ses années à Montmartre. Il y habitera jusqu’à la fin de sa vie en 1968.
Citations de Van Dongen :
"La peinture est le plus beau des mensonges."
"Lorsque l’on s’est fait peindre par un peintre célèbre, il ne reste qu’une ressource : ressembler à son portrait."
"L'essentiel est d'allonger les femmes et surtout à les rendre minces. Après cela, il ne reste plus qu'à agrandir leurs bijoux. Elles sont ravies."



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