vendredi 17 mai 2024

MUSÉE du "carédar"... [STRUDWICK-Un fil d'or_1875]

John Melhuish STRUDWICK (1849-1937)
"Le fil d'or"_1875
Huile sur toile. ()
Tate Collection, Londres.
(Actuellement en prêt au Louvre, Lens.)

"carédar-605"

Que se passe-t-il sous la surface de la terre ? À quoi ressemble les abysses ? Sont-ils habités ? Si oui par quelles créatures ? Toutes ces questions intriguent l'homme depuis la Préhistoire, suscitent autant de rêveries que d'inquiétudes. Pour apaiser ces interrogations, les sociétés ont constamment produit des récits religieux, philosophiques et mythologiques comblant ces gouffres insondables. Les artistes ont quant à eux inventé des géographies fantaisistes offrant souvent la vision d'un monde inversé. 
Le peintre britannique John Melhuish Strudwick compose ainsi avec "Le fil d'or" un univers découpé en trois registres symboliques : les cieux, la terre et le souterrain. Le destin des mortels y apparaît indissociable de l'action des Moires, ces puissances mythologiques gréco-romaines tissant le fil de la vie dans l'inframonde. Les trois vieilles femmes garantissent l'ordre de l'univers et semblent se confondre avec les forces telluriques, puisque leurs vêtements fusionnent avec la caverne qui les abrite.
(Source : L'ŒIL#775)

John Melhuish STRUDWICK (1849 - 1937) est un peintre britannique appartenant au préraphaélisme. Les œuvres de John Strudwick sont proches de celles d'Edward Burne-Jones, dont il est le disciple, par "le même désir de faire revivre ce que la peinture des anciens maîtres a conservé de beauté saisissable pour nous". Il expose principalement à la Grosvenor Gallery et à la New Gallery. Un de ses tableaux, (Circé et Scylla) est retenu lors de l'Exposition universelle de Paris de 1889.

Il se marie avec Harriett Reed en 1879, le couple a une fille, Ethel Strudwick, enseignante et directrice de la St Paul's Girls' School.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire