De toutes les épitaphes, la plus connue est, sans aucun doute, celle gravée sur la tombe d'Alfred de Musset au Père-Lachaise ;
Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré ;
la pâleur m'en est douce et chère
Et son ombre sera légère
a la terre où je dormirai.
- Mais les épitaphes ne sont pas réservées aux seuls auteurs connus. dans les cimetières parisiens, on peut en relever de poétiques, comme celle gravée sur la tombe d'une jeune danseuse :
Ô terre sois-lui légère, elle a si peu pesé sur toi.
-une épitaphe classique est celle que fit composer Jacque De Lorens pour sa femme acariâtre :
Ci-gît ma femme : Oh ! qu'elle est bien
Pour son propre repos et pour le mien.
- On peut lire à l'entrée du petit cimetière des Salles-du-Gardon dans le Gard, cette collective épitaphe :
Nous avons été ce que vous êtes
Vous deviendrez ce que nous sommes
-A l'entrée d'un cimetière de la Casinca, on peut lire : Oghje a mè
et à la sortie : Dumane a tè
Cette inscription anonyme, aussi drôle que bouleversante, continue d'accuser par-delà la mort.
A l'entrée du petit cimetière du hameau de Fouillouse, dans la Haute-Ubaye, l "Passants, souvenez-vous que nous avons été ce que vous êtes et que vous serez un jour ce que nous sommes" .
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