"La Pastorale des Santons de Provence" écrite par le journaliste et écrivain Yvan Audouard. La musique est de Marc Robine qui a souhaité une musique « authentique », jouée avec des instruments typiquement provençaux.
Marcel Pagnol disait : « Avant la Pastorale, il y a les santons. » Daudet a été santon un temps, Van Gogh aussi et même un avant-centre de l'OM, qui a eu son heure de gloire ! Les santons ne sont que des intercesseurs, ils évoluent. Tout comme la langue provençale, qui est une langue vivante.
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Noël au feu
Pâques au jeu
Les Pastorales
Pendant tout le mois de janvier, se déroulent des représentations de la Pastorale. Les Pastorales furent d'abord représentées dans les églises ; telle la messe des pêcheurs à Saint-Laurent à Marseille, celle des bergers aux Baux de Provence et à Séguret. Ensuite, la Pastorale passe aux ordres religieux, puis aux cercles catholiques et patronages .
La première écrite pour être jouée l'a été à la fin du XVIIIe ,par l'abbé Tolière ; en 1844 la plus célèbre, "la pastorale Maurel", est jouée pour la première fois à Marseille, et depuis, elle n'a pas cessé de se jouer.
Actuellement, très nombreux sont les cercles et les villages où la Pastorale est représentée tous les ans. Le sujet est le même pour toutes : l'annonce aux bergers de la naissance du Christ, le voyage des habitants du village jusqu'à Bethléem, agrémenté d'épisodes amusants, émouvants ou tragiques. Tous les rôles sont tenus par des hommes et parlés en provençal, sauf l'ange qui parle français .
(Claude Seignolle Le folklore de la Provence)
"Bono annado acoumpagnado de forço
autro ,de tant que lou bon Dieù voudra "
Frederic Mistral : Lou Tresor doù Felibrige
Au jour de l'an
Les jours croissent
Du repas d'un chien
Jean et Jean partagent l'an
Les "nouve prouvençau "
Les chants en Provence datent du Moyen Âge et racontent le mystère de la Nativité. Au cours des siècles on introduisit dans ces Noëls des éléments de la vie populaire, de sorte qu'on en vint à les chanter devant les crèches d'église, puis dans les crèches publiques. Les mélodies étaient généralement empruntées aux gavottes et aux menuets.
Dans ce genre, en plus des anonymes, s'illustrèrent le frère Sérapion et Nicolas Saboly, tous deux d'Avignon, ainsi que les félibres au XIXe siècle.
En plus de nombreux détails rendant très réaliste la scène de la Nativité, toute la vie des Provençaux se trouve inscrite dans les "Nouvé" de Saboly, le plus grand des Noëllistes.
(Claire Tiévant Almanach de la Mémoire et des coutumes de Provence)
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