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| FRA ANGELICO (v. 1395-1455) "Le Couronnement de la Vierge"_v. 1430 Tempera sur bois de peuplier d'un seul tenant. (209 cm X 206 cm) Paris, Musée du Louvre. |
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| "carédar-687" |
La scène illustre le thème du Couronnement de la Vierge, très commun au XIIIe siècle et diffusé par La Légende dorée de Jacques de Voragine. Marie est à genoux devant son Fils qui la couronne Reine des cieux. Neuf marches en marbre polychrome conduisent au trône, sur lequel siège le Christ, situé sous un ciborium. Autour d'eux, plusieurs figures sont regroupées. On y reconnaît Louis IX avec sa couronne fleurdelisée, Nicolas de Myre, la tête coiffée d'une mitre et recouvert d'une chape brodée, Marie Madeleine vêtue de rouge, les cheveux défaits et tenant un vase à parfum, Catherine d'Alexandrie avec la roue de son martyre et sainte Agnès serrant un agneau dans ses bras. Des musiciens et des apôtres et évangélistes, dont le nom est inscrit sur l'auréole, entourent également la scène.
La composition suit un plan pyramidal entre le trône céleste à la pointe et les saints agenouillés de chaque côté de la base. Un soin est apporté à la position des personnages pour qu'ils soient tous visibles. Le plancher pavé de tuiles est peint selon les règles de la perspective avec des lignes de fuite soulignées par le vase de Marie-Madeleine. Le même souci de perspective se retrouve dans les scènes de la prédelle.
La prédelle représente des scènes de la vie de saint Dominique : Le rêve d'Innocent III ; L'apparition de saint Pierre et saint Paul à saint Dominique ; Saint Dominique ressuscitant Napoleone Orsini ; Le Christ debout dans son tombeau avec la Vierge et saint Jean l'Évangéliste ; La dispute de saint Dominique et le miracle du Livre ; Le repas de Saint Dominique et ses compagnons servi par les anges ; La Mort de saint Dominique.
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| "Portrait posthume de Fra Angelico" par Luca Signorelli Cathédrale d'Orvietto |
Il est béatifié tardivement, le 3 octobre 1982 par le pape Jean-Paul II, sous le nom de Bienheureux Jean de Fiesole, même si après sa mort il était déjà appelé "Beato Angelico", à la fois pour la religiosité émouvante de toutes ses œuvres, et pour ses qualités personnelles d'humanité et d'humilité.
Religieux dominicain, il a cherché à associer les principes picturaux de la Renaissance — constructions en perspective et représentation de la figure humaine — aux anciennes valeurs médiévales de l'art : sa fonction didactique et la valeur mystique de la lumière. Figure majeure du Quattrocento, Fra Angelico a développé un style profondément personnel empreint de spiritualité.
Il est commémoré le 18 février selon le Martyrologe romain.



Luca Signorelli, un autre maître grandiose du Quattrocento, ses fresques de la chapelle San Brizio à la cathédrale d'Orvieto sont extraordinaires de beauté ; une vision de la fin du monde toute personnelle, une oeuvre de génie !
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