vendredi 3 avril 2026

MUSÉE du "carédar"... [GREUZE-Septime Sévère et Caracalla_1769]

Jean-Baptiste GREUZE (1725-1805)
"Septime Sévère et Caracalla"_1769
Huile sur toile. (124 cm X 151 cm)
Paris, Musée du Louvre.

"carédar-699"
"Septime Sévère et Caracalla" L’empereur Sévère reproche à Caracalla, son fils, d’avoir voulu l’assassiner dans les défilés d’Écosse et lui dit : "Si tu désires ma mort, ordonne à Papinien de me la donner avec cette épée."

Ce sujet est historique, il illustre la tentative d’assassinat commise en Écosse sur Septime Sévère par son fils aîné Caracalla en l’an 210. Greuze choisit d’illustrer ce thème pour son tableau de réception à l’Académie. Greuze ambitionnait d’être reçu peintre d’histoire.

Son tableau fort critiqué par les académiciens fut accepté dans la catégorie, peinture de genre.

La scène se passe le matin. La composition est d’une extrême modernité. Elle  est restituée comme un bas relief, tout est parfaitement ordonné. Elle se compose de trois plans. C’est une mise en scène théâtrale. Greuze s’inspire de la composition de La mort de Germanicus –1627 de Poussin.

Au premier plan un dallage souligne la profondeur de la pièce.
Au second plan, posé sur une estrade, un lit, dans lequel se trouve Septime Sévère ; les personnages sont distribués autour.
Au troisième plan, un rideau borde le lit, il est accroché sur un mur qui occupe l’arrière-plan du tableau.
Sévère est redressé sur son lit, assis à moitié nu, il s’adresse à Caracalla. Son fils est debout au pied du lit.
La main gauche de Sévère posée sur le bord du lit lui sert de point d’appui pour maintenir son dos très droit. La main gauche est posée à proximité d’un glaive rangé sur une table de nuit. Sa main droite tendue, le bras levé, souligne son propos. C’est la main d’un homme qui ordonne.
Au chevet du lit se tiennent Papinien et un sénateur en conciliabule.

(Source : lumieresdesetoiles.com)

Jean-Baptiste GREUZE
"Autoportrait"_v. 1769
Paris, Musée du Louvre.
Jean-Baptiste GREUZE (1725-1805) est un peintre et dessinateur français.

Aux couleurs claires et lumineuses, à l'attitude légère de la peinture du XVIIIe siècle, Greuze introduit un réalisme d'influence néerlandaise dans la peinture de genre et le portrait français. Par des expressions faciales vives et des gestes dramatiques, ces peintures moralisantes illustrent l'idée selon laquelle la peinture doit se rapporter à la vie. Il capture les détails des décors et des costumes, parle au cœur, éduque les observateurs et cherche à les rendre "vertueux".

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