| Jean-Baptiste GREUZE (1725-1805) "Septime Sévère et Caracalla"_1769 Huile sur toile. (124 cm X 151 cm) Paris, Musée du Louvre. |
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| "carédar-699" |
Ce sujet est historique, il illustre la tentative d’assassinat commise en Écosse sur Septime Sévère par son fils aîné Caracalla en l’an 210. Greuze choisit d’illustrer ce thème pour son tableau de réception à l’Académie. Greuze ambitionnait d’être reçu peintre d’histoire.
Son tableau fort critiqué par les académiciens fut accepté dans la catégorie, peinture de genre.
La scène se passe le matin. La composition est d’une extrême modernité. Elle est restituée comme un bas relief, tout est parfaitement ordonné. Elle se compose de trois plans. C’est une mise en scène théâtrale. Greuze s’inspire de la composition de La mort de Germanicus –1627 de Poussin.
Au
premier plan un dallage souligne la profondeur de la pièce.
Au
second plan, posé sur une estrade, un lit, dans lequel se trouve
Septime Sévère ; les personnages sont distribués autour.
Au
troisième plan, un rideau borde le lit, il est accroché sur un mur
qui occupe l’arrière-plan du tableau.
Sévère est redressé
sur son lit, assis à moitié nu, il s’adresse à Caracalla. Son
fils est debout au pied du lit.
La main gauche de Sévère posée
sur le bord du lit lui sert de point d’appui pour maintenir son dos
très droit. La main gauche est posée à proximité d’un glaive
rangé sur une table de nuit. Sa main droite tendue, le bras levé,
souligne son propos. C’est la main d’un homme qui ordonne.
Au
chevet du lit se tiennent Papinien et un sénateur en conciliabule.
(Source : lumieresdesetoiles.com)
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| Jean-Baptiste GREUZE "Autoportrait"_v. 1769 Paris, Musée du Louvre. |
Aux couleurs claires et lumineuses, à l'attitude légère de la peinture du XVIIIe siècle, Greuze introduit un réalisme d'influence néerlandaise dans la peinture de genre et le portrait français. Par des expressions faciales vives et des gestes dramatiques, ces peintures moralisantes illustrent l'idée selon laquelle la peinture doit se rapporter à la vie. Il capture les détails des décors et des costumes, parle au cœur, éduque les observateurs et cherche à les rendre "vertueux".


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