Petit journal inter-actif à l'attention des Rutalais et des Rutalaises, d'ici et d'ailleurs, et de tous ceux qui aiment le beau village de Rutali.
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Je vous propose un poème de Georges Rodenbach (1855-1898),poète symboliste Belge que j'apprécie et que j'admire . Ce poème fait partie du recueil "les tristesses" il s'intitule "l'oubli". --------- L'OUBLI J'avais vu-l'an dernier-au fond d'un cimetière Une petite tombe étroite et toute entière Recouverte de fleurs qui s'effeuillaient au vent. C'était le jour des morts et la foule en rêvant Sentait prés des défunts combien la vie est vaine. Tout était blanc sur ce tombeau; pas une veine Dans le marbre caché sous un amas tremblant De roses, de jasmins, de lis; tout était blanc. On eût dit qu'en partant vers la voûte éternelle La morte comme un cygne avait ouvert son aile Et perdu son duvet au bord de ce chemin.
En écartant un peu les bouquets de la main Je lus qu'elle était morte à peine fiancée; Et je compris alors cette exquise pensée D'un triste amant, perdu la-bas dans l'horizon, Qui le matin, quittant sa funèbre maison, Sans doute était venu couvrir sa bien-aimée De ce voile de neige épaisse et parfumée Que la pluie automnale avait mouillé de pleurs...
Je viens d'aller revoir la tombe...elle est sans fleurs. ------------------------------------------------------ .
Je vous propose un poème de Georges Rodenbach (1855-1898),poète symboliste Belge que j'apprécie et que j'admire . Ce poème fait partie du recueil "les tristesses" il s'intitule "l'oubli". --------- L'OUBLI J'avais vu-l'an dernier-au fond d'un cimetière Une petite tombe étroite et toute entière Recouverte de fleurs qui s'effeuillaient au vent. C'était le jour des morts et la foule en rêvant Sentait prés des défunts combien la vie est vaine. Tout était blanc sur ce tombeau; pas une veine Dans le marbre caché sous un amas tremblant De roses, de jasmins, de lis; tout était blanc. On eût dit qu'en partant vers la voûte éternelle La morte comme un cygne avait ouvert son aile Et perdu son duvet au bord de ce chemin.
En écartant un peu les bouquets de la main Je lus qu'elle était morte à peine fiancée; Et je compris alors cette exquise pensée D'un triste amant, perdu la-bas dans l'horizon, Qui le matin, quittant sa funèbre maison, Sans doute était venu couvrir sa bien-aimée De ce voile de neige épaisse et parfumée Que la pluie automnale avait mouillé de pleurs...
Je viens d'aller revoir la tombe...elle est sans fleurs. ------------------------------------------------------ .
"Vers le soir Abandonne-toi à ton double destin Habiter le cœur du paysage Et faire signe Aux fillantes étoiles François Cheng de l'Academie Française à suivre......
Je vous propose un poème de Georges Rodenbach (1855-1898),poète symboliste Belge que j'apprécie et que j'admire .
RépondreSupprimerCe poème fait partie du recueil "les tristesses" il s'intitule "l'oubli".
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L'OUBLI
J'avais vu-l'an dernier-au fond d'un cimetière
Une petite tombe étroite et toute entière
Recouverte de fleurs qui s'effeuillaient au vent.
C'était le jour des morts et la foule en rêvant
Sentait prés des défunts combien la vie est vaine.
Tout était blanc sur ce tombeau; pas une veine
Dans le marbre caché sous un amas tremblant
De roses, de jasmins, de lis; tout était blanc.
On eût dit qu'en partant vers la voûte éternelle
La morte comme un cygne avait ouvert son aile
Et perdu son duvet au bord de ce chemin.
En écartant un peu les bouquets de la main
Je lus qu'elle était morte à peine fiancée;
Et je compris alors cette exquise pensée
D'un triste amant, perdu la-bas dans l'horizon,
Qui le matin, quittant sa funèbre maison,
Sans doute était venu couvrir sa bien-aimée
De ce voile de neige épaisse et parfumée
Que la pluie automnale avait mouillé de pleurs...
Je viens d'aller revoir la tombe...elle est sans fleurs.
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Je vous propose un poème de Georges Rodenbach (1855-1898),poète symboliste Belge que j'apprécie et que j'admire .
RépondreSupprimerCe poème fait partie du recueil "les tristesses" il s'intitule "l'oubli".
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L'OUBLI
J'avais vu-l'an dernier-au fond d'un cimetière
Une petite tombe étroite et toute entière
Recouverte de fleurs qui s'effeuillaient au vent.
C'était le jour des morts et la foule en rêvant
Sentait prés des défunts combien la vie est vaine.
Tout était blanc sur ce tombeau; pas une veine
Dans le marbre caché sous un amas tremblant
De roses, de jasmins, de lis; tout était blanc.
On eût dit qu'en partant vers la voûte éternelle
La morte comme un cygne avait ouvert son aile
Et perdu son duvet au bord de ce chemin.
En écartant un peu les bouquets de la main
Je lus qu'elle était morte à peine fiancée;
Et je compris alors cette exquise pensée
D'un triste amant, perdu la-bas dans l'horizon,
Qui le matin, quittant sa funèbre maison,
Sans doute était venu couvrir sa bien-aimée
De ce voile de neige épaisse et parfumée
Que la pluie automnale avait mouillé de pleurs...
Je viens d'aller revoir la tombe...elle est sans fleurs.
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"Vers le soir
RépondreSupprimerAbandonne-toi
à ton double destin
Habiter le cœur du paysage
Et faire signe
Aux fillantes étoiles
François Cheng de l'Academie Française à suivre......
Lire "filantes" Merci
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