mardi 3 octobre 2017

Que nous proposerez-vous cette semaine ?

4 commentaires:

  1. Je vous propose un poème de Georges Rodenbach (1855-1898),poète symboliste Belge que j'apprécie et que j'admire .
    Ce poème fait partie du recueil "les tristesses" il s'intitule "l'oubli".
    ---------
    L'OUBLI
    J'avais vu-l'an dernier-au fond d'un cimetière
    Une petite tombe étroite et toute entière
    Recouverte de fleurs qui s'effeuillaient au vent.
    C'était le jour des morts et la foule en rêvant
    Sentait prés des défunts combien la vie est vaine.
    Tout était blanc sur ce tombeau; pas une veine
    Dans le marbre caché sous un amas tremblant
    De roses, de jasmins, de lis; tout était blanc.
    On eût dit qu'en partant vers la voûte éternelle
    La morte comme un cygne avait ouvert son aile
    Et perdu son duvet au bord de ce chemin.

    En écartant un peu les bouquets de la main
    Je lus qu'elle était morte à peine fiancée;
    Et je compris alors cette exquise pensée
    D'un triste amant, perdu la-bas dans l'horizon,
    Qui le matin, quittant sa funèbre maison,
    Sans doute était venu couvrir sa bien-aimée
    De ce voile de neige épaisse et parfumée
    Que la pluie automnale avait mouillé de pleurs...

    Je viens d'aller revoir la tombe...elle est sans fleurs.
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    .

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  2. Je vous propose un poème de Georges Rodenbach (1855-1898),poète symboliste Belge que j'apprécie et que j'admire .
    Ce poème fait partie du recueil "les tristesses" il s'intitule "l'oubli".
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    L'OUBLI
    J'avais vu-l'an dernier-au fond d'un cimetière
    Une petite tombe étroite et toute entière
    Recouverte de fleurs qui s'effeuillaient au vent.
    C'était le jour des morts et la foule en rêvant
    Sentait prés des défunts combien la vie est vaine.
    Tout était blanc sur ce tombeau; pas une veine
    Dans le marbre caché sous un amas tremblant
    De roses, de jasmins, de lis; tout était blanc.
    On eût dit qu'en partant vers la voûte éternelle
    La morte comme un cygne avait ouvert son aile
    Et perdu son duvet au bord de ce chemin.

    En écartant un peu les bouquets de la main
    Je lus qu'elle était morte à peine fiancée;
    Et je compris alors cette exquise pensée
    D'un triste amant, perdu la-bas dans l'horizon,
    Qui le matin, quittant sa funèbre maison,
    Sans doute était venu couvrir sa bien-aimée
    De ce voile de neige épaisse et parfumée
    Que la pluie automnale avait mouillé de pleurs...

    Je viens d'aller revoir la tombe...elle est sans fleurs.
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  3. "Vers le soir
    Abandonne-toi
    à ton double destin
    Habiter le cœur du paysage
    Et faire signe
    Aux fillantes étoiles
    François Cheng de l'Academie Française à suivre......

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  4. Lire "filantes" Merci

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