Les frites étaient un produit de luxe au XIXe siècle
Si aujourd’hui il suffit d'acheter 2 euros son paquet de pommes de terre, de les trancher et de les cuire, ou plus simplement d'acheter ses frites surgelées, cela n'était pas aussi simple il y a quelques siècles. Lors des premières mentions avérées des frites dans les ouvrages français, nous sommes au début du XIXe siècle. À cette époque, on les surnomme "pommes Pont-Neuf", d'après l'endroit de Paris où les marchands ambulants les vendent. Comme le raconte le Parisien, elles sont vendues en cornets fabriqués à partir des pages recyclées de livres invendus. Leur particularité : elles coûtent cher. Contrairement à aujourd'hui, il n'existait pas il y a deux siècles de bouteilles d'huile de tournesol, de colza, de pépin de raisin et autres à bas prix dans les marchés. En 1830, "le tournesol est encore inconnu, l’arachide fait des débuts timides à Marseille grâce à des planteurs basés au Sénégal, l’huile d’olive est hors de prix et le saindoux, qui dépend de l’élevage du cochon, n’arrive pas en quantités suffisantes pour approvisionner de grands bains de friture". Ce qui implique donc que cet encas aujourd'hui si banal était à l'époque réservé à ceux qui avaient les moyens de se l'offrir et n'appartenaient donc pas à la classe paysanne.
Popularisation des frites dans la seconde moitié du XIXe siècle
C'est dans la deuxième moitié du XIXe siècle que les frites commencent à devenir plus communes et à arriver dans les assiettes de toutes les classes de la société, notamment pour accompagner les moules. Mieux encore, elles s'exportent jusqu'à devenir des incontournables à échelle mondiale. Aujourd'hui, la frite est consommée à plus de 11 millions de tonnes par an et la Belgique en est le premier exportateur mondial. L'essentiel de ce que l'on retrouve dans le commerce est surgelé et transformé. Mais un engouement nouveau pour les produits frais redonne à la frite maison toute sa splendeur d'antan.
(Source : Femme Actuelle)
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