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Natalia GONTCHAROVA "La Ronde"_1910 Huile sur toile. (100 cm X 133 cm) Musée d'art historique de Serpukov, Russie. |
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Natalia GONTCHAROVA "Autoportrait"_1907 |
Natalia
Sergueïevna GONTCHAROVA (1881
- 1962) est une peintre, dessinatrice et décoratrice
de théâtre d'origine russe naturalisée française
en 1939 sous le nom de Nathalie Gontcharoff. Elle est
aussi l'arrière-petite-nièce de Natalia Nikolaïevna
Gontcharova, l'épouse du poète russe Alexandre Pouchkine. Née
dans une famille de la petite noblesse russe, Natalia GONTCHAROVA est
admise en 1898 à l’École de peinture, de sculpture et
d’architecture de Moscou, où elle se forme auprès du sculpteur
Paul Troubetzkoï, disciple d’Auguste Rodin. Elle y rencontre son
mari, le peintre Mikhaïl Larionov, puis devient l’élève de
l’impressionniste Konstantin Korovine. Ses premières œuvres
témoignent de son assimilation de l’impressionnisme, des Nabis ou
du fauvisme. Parallèlement, elle cultive son intérêt pour l’art
populaire russe, notamment pour les icônes et les loubki. En
1910, à Moscou, elle participe avec M. Larionov à la fondation du
groupe du Valet de carreau qui se réclame de Paul Cézanne, des
fauves et du post-impressionnisme, et organise des expositions de
peintres d’avant-garde russes ou français. Mais elle reproche au
Valet de carreau son asservissement à la peinture française et
prône une inspiration davantage tournée vers l’art populaire
russe. C’est pourquoi, en 1912, elle crée avec son mari la Queue
de l’âne, inspiré du néo-primitivisme russe et oriental, et
monte à Moscou une exposition qui fait scandale. En 1913, sous
l’inspiration du cubisme et du futurisme italien, M. Larionov
publie le manifeste fondateur du mouvement "rayonniste" (loutchizm), qui vise à rendre visible les vibrations d’un objet,
son "rayonnement" de matière, qui prend, sur la toile,
la forme de rayons colorés. |
| "carédar-475" |
En
1913-1914, le couple présente à Paris des œuvres "rayonnistes"
dans le cadre d’une grande exposition organisée par la galerie
Paul Guillaume. Serge de Diaghilev leur propose de créer des décors,
des costumes, des affiches et des livrets pour ses célèbres Ballets
russes. Après la disparition du directeur de troupe russe, N.
Gontcharova continue à peindre et multiplie les expositions :
en 1920 à l’Exposition internationale d’art contemporain de
Genève, en 1922 à la Kingore Gallery de New York, tout en
contribuant régulièrement au Salon des Tuileries et au Salon des
indépendants de Paris. Durant les années 1930, les œuvres du
couple sombrent peu à peu dans l’oubli. Elles ne bénéficieront
d’un regain d’attention que grâce aux rétrospectives consacrées
à S. de Diaghilev. En 1961, une grande exposition organisée à
Londres sur l’œuvre de N. Gontcharova et de M. Larionov consacre
la place de l’artiste dans l’historiographie de l’avant-garde
russe.
Ada
Ackerman _ Extrait
du Dictionnaire universel des créatrices © 2013 Des femmes
– Antoinette Fouque
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