samedi 30 octobre 2021

LA LANGUE AU CHAT...

"késaco-383" = armoiries de Nice, 1811


(crédit photos : Xavier)

Histoire du Blason de Nice

Le blason de Nice a évolué au fil des ans et des régimes politiques ou de l’appartenance de Nice à la Savoie ou à la France.

Premières armoiries

La représentation la plus ancienne des armes de Nice remonte au XVe siècle, dans un parchemin de 1431 concernant les statuts et les privilèges accordés à la ville de Nice par Amédée VIII.
L’écu niçois se présente comme "une aigle passante, au vol abaissé, de gueule (rouge) sur fond d’argent (blanc)". Dans le premier écu la tête de l'aigle est orientée à senestre et dans l’autre à dextre.
Dans un manuscrit de 1576, l’aigle est surmontée d’une couronne à l’antique. Cette couronne sera intégrée de façon définitive à l’écu à partir de 1741.

Sous l'Empire

En 1809, Napoléon Ier fit créer un armorial pour la noblesse Impériale différent de celui de l’ancien régime.
Dans la même logique, l’armorial fut étendu aux villes, communautés, corporations...
Le décret publié le 17 mai 1809 précise les conditions d’obtention de ces nouvelles armes. Pour que les armes souhaitées soient soumises au prince archichancelier de l’empire, il fallait que celles-ci soient validées par les autorités administratives (préfet, ministre de l’intérieur).
Les communes ne pouvaient pas utiliser que des sceaux validés par l’empereur.
La municipalité de Nice se réunit le 21 août 1809 et demanda que son aigle couronné soit conservé. Le préfet DUBOUCHAGE refusa la demande le 15 mars 1810 en vertu des circulaires reçues du ministère de l’intérieur.

Devant le refus, le conseil émit l’idée d’un blason portant en meubles, un soleil, un lion et un oiseau entre deux oliviers. Le conseil municipal valida le projet le 4 mai 1810. La présence de l’oiseau rappelant les armes anciennes entraîna de la part du préfet une acceptation le 9 février 1811 avec demande aux autorités de modification pour supprimer l’oiseau rappelant l’aigle.

Le 6 juin 1811 l’empereur signa les lettres patentes décrivant les nouvelles armoiries de la ville avec quelques autres évolutions dont l’apparition d’un chef de gueules chargé de trois abeilles d’or. Après réception de la lettre patente, le maire fit sculpter les nouvelles armoiries dans du marbre et placer celle-ci au dessus du portail de l’hôtel de ville.
Ces armoiries restèrent en vigueur jusqu'en 1814 date de la fin du régime Impérial. La restauration sarde remettant en vigueur les armoiries avec l’aigle.

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