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| "késaco-383" = armoiries de Nice, 1811 |
Histoire du Blason de Nice
Le blason de Nice a évolué au fil des ans et des régimes politiques ou de l’appartenance de Nice à la Savoie ou à la France.
La
représentation la plus ancienne des armes de Nice remonte au
XVe siècle, dans un parchemin de 1431 concernant les
statuts et les privilèges accordés à la ville de Nice par Amédée
VIII.
L’écu niçois se présente comme "une aigle
passante, au vol abaissé, de gueule (rouge) sur fond d’argent
(blanc)". Dans le premier écu la tête de l'aigle est orientée
à senestre et dans l’autre à dextre.
Dans un manuscrit
de 1576, l’aigle est surmontée d’une couronne à
l’antique. Cette couronne sera intégrée de façon définitive à
l’écu à partir de 1741.
En 1809,
Napoléon Ier fit créer un armorial pour la noblesse Impériale
différent de celui de l’ancien régime.
Dans la même logique,
l’armorial fut étendu aux villes, communautés, corporations...
Le décret publié le 17 mai 1809 précise les conditions
d’obtention de ces nouvelles armes. Pour que les armes souhaitées
soient soumises au prince archichancelier de l’empire, il fallait
que celles-ci soient validées par les autorités administratives
(préfet, ministre de l’intérieur).
Les communes ne pouvaient
pas utiliser que des sceaux validés par l’empereur.
La
municipalité de Nice se réunit le 21 août 1809 et demanda que son
aigle couronné soit conservé. Le préfet DUBOUCHAGE refusa la
demande le 15 mars 1810 en vertu des circulaires reçues du
ministère de l’intérieur.
Devant le refus, le conseil émit l’idée d’un blason portant en meubles, un soleil, un lion et un oiseau entre deux oliviers. Le conseil municipal valida le projet le 4 mai 1810. La présence de l’oiseau rappelant les armes anciennes entraîna de la part du préfet une acceptation le 9 février 1811 avec demande aux autorités de modification pour supprimer l’oiseau rappelant l’aigle.
Le 6
juin 1811 l’empereur signa les lettres patentes décrivant
les nouvelles armoiries de la ville avec quelques autres évolutions
dont l’apparition d’un chef de gueules chargé de trois abeilles
d’or. Après réception de la lettre patente, le maire fit sculpter
les nouvelles armoiries dans du marbre et placer celle-ci au dessus
du portail de l’hôtel de ville.
Ces armoiries restèrent en
vigueur jusqu'en 1814 date de la fin du régime Impérial.
La restauration sarde remettant en vigueur les armoiries avec
l’aigle.


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