La
mer est infinie et mes rêves sont fous.
La mer chante au soleil
en battant les falaises
Et mes rêves légers ne se sentent plus
d’aise
De danser sur la mer comme des oiseaux soûls.
Le
vaste mouvement des vagues les emporte,
La brise les agite et les
roule en ses plis ;
Jouant dans le sillage, ils feront une
escorte
Aux vaisseaux que mon cœur dans leur fuite a
suivis.
Ivres d’air et de sel et brûlés par
l’écume
De la mer qui console et qui lave des pleurs,
Ils
connaîtront le large et sa bonne amertume ;
Les goélands
perdus les prendront pour des leurs.
Jean de La Ville de Mirmont
(1886-1914)
On se laisse emporter ...
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