mardi 30 novembre 2021
lundi 29 novembre 2021
TRUCS DE TAILLE AUTOMNALE...
Quand il fait froid, certains sujets peuvent subir des dommages en raison du gel, de la neige et du froid qui peuvent abîmer leurs branches. Ainsi, mieux vaut ne pas tailler les hortensias, la bignone, le cyprès, l’olivier de bohème, ou encore le cornouiller, avant l’hiver !
Taille des arbres avant l’hiver : voici pourquoi il ne faut pas les couper. La raison est simple : si certaines variétés sont taillées en automne et avant l’hiver, elles ne pourraient plus se développer correctement. Aussi, si le gel fait son apparition dans certaines régions, il peut détériorer les branches et compromettre la floraison de l’arbre. Mieux vaut tailler de préférence en début de printemps... ainsi pour :
- La potentille, les fleurs apparaissant sur les pousses de l'année.
- L'olivier de bohème ne devra pas être taillé avant l'hiver car il aura du mal survivre à des coupes très sévères.
- Le physocarpe aussi appelé Bois aux sept écorces
- Le fusain allié
- Les rhododendrons
- Le cyprès. Si vous taillez le cyprès avant l'hiver, ses branches pourront s'abîmer et être fragilisées en raison du verglas, du gel et des chutes de neige !
- La bignone
- Le cornouiller ne doit surtout pas être taillé avant l'hiver. Cependant, si vous observez une branche morte ou endommagée, vous pouvez la couper mais pas sévèrement.
- Il en est de même pour les hortensias, des arbustes à ne surtout pas tailler avant l'hiver.
Quelles plantes faut-il absolument tailler avant l’hiver ?
Plantes grimpantes, rosiers*, tubercules… pour espérer un jardin fleuri au printemps prochain.
(*) : (une "pré-taille" pas trop sévère, avant celle du printemps. Elle sert à nettoyer les rosiers.)
(Source : Maison & Travaux)
dimanche 28 novembre 2021
samedi 27 novembre 2021
ANNONCE... rappel
Dimanche 28 Novembre 2021 : 1er Dimanche de l’Avent (Année C)
10h : Rutali : Messe par le P. Gilbert
Une recette de "risotto"... (proposée par Yzus)
vendredi 26 novembre 2021
MUSÉE du "carédar"... [CANNICCIONI-La Fête du Vin_1933]
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| Léon-Charles CANNICCIONI "La Fête du Vin"_1933 Musée de la Corse, Corte. |
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| "carédar-484" |
Léon-Charles CANNICCIONI (1879-1957) est un peintre corse. Il connut une carrière artistique exemplaire : à la fin du XIXème siècle, il effectua sa formation notamment aux Beaux-Arts de Paris, ensuite, durant la première moitié du XXème siècle, ses participations au Salon des Artistes Français furent fréquemment couronnées de distinctions. Sa peinture qui était appréciée aussi bien des instances officielles que des particuliers, fut imitée dans les ateliers parisiens des années 20/40. Ses tableaux achetés par le FNAC (Fonds National d'Art Contemporain) ont été déposés dans des lieux prestigieux tels le Palais de l'Elysée, Matignon, l'Assemblée Nationale, l'Ambassade de France à Washington, le Consulat de notre pays à Genève, la Cathédrale de la ville de Québec (Québec, Canada), etc… La ville de Paris possède également plusieurs tableaux qui se trouvent dans différentes mairies d'arrondissement. Le musée Roybet de Courbevoie dispose d'une cinquantaine d'œuvres. Il y a également une collection privée, ce sont des particuliers corses ou autres tel M. Oberti de la micro-région de Balagne, ancien sous-directeur des musées de France et membre correspondant de l'Institut de France à l'Académie des Beaux-Arts. Il a notamment une version de la Vue du Golfe d'Ajaccio.
(extrait de l'ouvrage : Léon-Charles CANNICCIONI, un peintre corse, 1879-1957)
jeudi 25 novembre 2021
"BONNE FÊTE" à toutes les Catherine...
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| Josse LIEFERINXE "Sainte Catherine d'Alexandrie" Huile sur pan de bois. Musée du Petit Palais, Avignon. |
Josse LIEFERINXE est un peintre français, originaire des Pays-Bas, de l'école provençale du XVᵉ siècle. Il a été identifié au Maître de Saint Sébastien sur proposition de Charles Sterling.
Catherine d'Alexandrie, plus connue sous le nom sainte Catherine, est une vierge et martyre qui aurait vécu au début du IVe siècle. Elle est aussi l'une des six saintes mégalomartyres de l'Église grecque orthodoxe.
La "poésie" du jeudi...
Savoir vieillir
Vieillir,
se l’avouer à soi-même et le dire,
Tout haut, non pas pour
voir protester les amis,
Mais pour y conformer ses goûts et
s’interdire
Ce que la veille encore on se croyait permis.
Avec
sincérité, dès que l’aube se lève,
Se bien persuader qu’on
est plus vieux d’un jour.
À chaque cheveu blanc se séparer
d’un rêve
Et lui dire tout bas un adieu sans retour.
Aux
appétits grossiers, imposer d’âpres jeûnes,
Et nourrir son
esprit d’un solide savoir ;
Devenir bon, devenir doux,
aimer les jeunes
Comme on aima les fleurs, comme on aima l’espoir.
Se
résigner à vivre un peu sur le rivage,
Tandis qu’ils vogueront
sur les flots hasardeux,
Craindre d’être importun, sans devenir
sauvage,
Se laisser ignorer tout en restant près d’eux.
Vaquer
sans bruit aux soins que tout départ réclame,
Prier et faire un
peu de bien autour de soi,
Sans négliger son corps, parer surtout
son âme,
Chauffant l’un aux tisons, l’autre à l’antique
foi,
Puis
un jour s’en aller, sans trop causer d’alarmes,
Discrètement
mourir, un peu comme on s’endort,
Pour que les tout petits ne
versent pas de larmes
Et qu’ils ne sachent pas ce que c’est
que la mort.
François Fabié, Ronces et lierres
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Nos
Bagues
La rafale est passée et les Poilus bien vite
Sans
souci des obus, une pioche à la main,
Bondissent des abris dans
un trou de marmite
Pour retrouver au fond le blanc métal
germain!
Et puis, dans l'atelier dans un coin des
tranchées,
Quelques menus outils, une lime, un marteau,
Pour
polir nuit et jour ces bagues guillochées,
Hier... instrument de
mort, aujourd'hui... humble anneau.
La bague est terminée et
demain bonnes mères,
Femmes, petites sœurs, ces bijoux des
frontières
Terniront à vos doigts vos plus riches joyaux!
...
Car, toutes, vous saurez combien de moments tristes,
De
soucis, de dangers, vos chers Poilus Artistes
Ont vécus pour
faire... au fond de leurs boyaux.
André Soriac
(Poilu au 277e régiment d'infanterie Tranchée de Lorraine)
mercredi 24 novembre 2021
Novembre...
Les Trois Arbres, automne 1891 de Claude Monet. Christie's Images / Bridgeman Images Article paru dans Le Figaro du 21 janvier 1911
Novembre, fragments de style quelconque
J'aime l'automne, cette triste saison va bien aux souvenirs. Quand les arbres n'ont plus de feuilles, quand le ciel conserve encore au crépuscule la teinte rousse qui dore l'herbe fanée, il est doux de regarder s'éteindre tout ce qui naguère brûlait encore en vous.
Je viens de rentrer de ma promenade dans les prairies vides, au bord des fossés froids où les saules se mirent; le vent faisait siffler leurs branches dépouillées, quelquefois il se taisait, et puis recommençait tout à coup; alors les petites feuilles qui restent attachées aux broussailles tremblaient de nouveau, l'herbe frissonnait en se penchant sur terre, tout semblait devenir plus pâle et plus glacé; à l'horizon, le disque du soleil se perdait dans la couleur blanche du ciel, et le pénétrait alentour d'un peu de vie expirante. J'avais froid et presque peur.
Je me suis mis à l'abri derrière un monticule de gazon, le vent avait cessé. Je ne sais pourquoi, comme j'étais là, assis par terre, ne pensant à rien et regardant au loin la fumée qui sortait des chaumes, ma vie entière s'est placée devant moi comme un fantôme, et l'amer parfum des jours qui ne sont plus m'est revenu avec l'odeur de l'herbe séchée et des bois morts; mes pauvres années ont repassé devant moi comme emportées par l'hiver dans une tourmente lamentable; quelque chose de terrible les roulait dans mon souvenir avec plus de furie que la brise ne faisait courir les feuilles dans les sentiers paisibles; une ironie étrange les frôlait et les retournait pour mon spectacle, et puis toutes s'envolaient ensemble et se perdaient dans un ciel morne.
Elle est triste, la saison où nous sommes: on dirait que la vie va s'en aller avec le soleil, le frisson vous court dans le cœur comme sur la peau, tous les bruits s'éteignent, les horizons pâlissent, tout va dormir ou mourir. Je voyais tantôt les vaches rentrer, elles beuglaient en se tournant vers le couchant, le petit garçon qui les chassait devant lui avec une ronce grelottait sous ses habits de toile, elles glissaient sur la boue en redescendant la côte, et écrasaient quelques pommes restées dans l'herbe. Le soleil jetait un dernier adieu derrière les collines confondues, les lumières des maisons s'allumaient dans la vallée, et la lune, l'astre de la rosée, l'astre des pleurs, commençait à se découvrir dans les nuages et à montrer sa pâle figure.
Par Gustave Flaubert
mardi 23 novembre 2021
lundi 22 novembre 2021
I Pantani. A surgente
De jour, la source rit et jase en la verdure, mais, prête bien l'oreille, elle pleure la nuit.
Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 1er octobre 1872.
TRUCS DE FEUILLES MORTES...
Ramasser les feuilles mortes : doit-on systématiquement le faire ?
Les feuilles mortes qui jonchent les massifs ne doivent pas nécessairement être ramassées. Cependant, il est important d’enlever celles qui recouvrent la pelouse et les plantes persistantes car elles forment une couche épaisse qui les prive de lumière et d’oxygène. Pensez aussi à enlever les feuilles tombées sur les terrasses et les sentiers pour éviter de glisser. De même, certaines feuilles mortes sont porteuses de maladies, il est ainsi indispensable de s’en débarrasser. À contrario, certaines feuilles mortes peuvent être bénéfiques au jardin. Elles peuvent en effet être utilisées de différentes façons : pour pailler les pieds des plantes, couvrir le sol nu, dans le compost…
Ramasser les feuilles mortes : comment s’y prendre ?
« Les feuilles mortes se ramassent à la pelle »…ou pas ! Le meilleur moyen de ramasser ces déchets organiques est d’utiliser un souffleur ou une tondeuse pourvue d’un bac de collecte, deux techniques rapides et simples. ... Mais la meilleure solution pour ramasser les feuilles mortes reste le balai à gazon émousseur qui, grâce à ses dents pointus, scarifie le sol. Ainsi, il aère la terre et élimine la mousse.
Laissez les feuilles à leur place lorsqu’elles sont au pied d’arbres et d’arbustes. On s’extasie sur le beau terreau de la forêt, mais de quoi est-il composé ? De feuilles mortes, surtout ! Grâce à cette couche, les micro-organismes, insectes et vers de terre, travaillent en toute tranquillité, apportant tout ce qui est nécessaire à la régénérescence du sol et à la vie et à la croissance des plantes.
Du bon usage des feuilles mortes
.Tapis protecteur. Un épais manteau de feuilles sur les plantes frileuses, comme les dahlias, va les protéger du gel.
.En tas. Vous en avez récupéré beaucoup ? Amassez-les dans un coin discret du jardin : en fin de printemps, vous aurez un beau terreau à épandre, surtout si vous ajoutez quelques pelletées de terre de jardin et que vous remuez le tout plusieurs fois pendant l’hiver.
.Au compost. Elles sont parfaites, apportant des matières carbonées. Il faut de petites couches à la fois : de la verdure, des feuilles mortes, de la verdure… Attention à ne pas y adjoindre des feuilles trop épaisses, qui ne compostent pas bien. Une astuce ? Groupez les feuilles par petits tas, et broyez-les à la tondeuse : mises au compost, elles se décomposeront plus vite. Pour les transporter, utilisez un vieux drap, puis relevez les quatre coins.
.Au potager. Couvrez de feuilles les parties nues du potager, pour les protéger des intempéries. Au printemps, la petite faune du sol aura tout avalé. En pratiquant l’art des lasagnes, où l’on entasse des couches diverses, alternant matériaux verts (riches en eau et en azote) et matériaux bruns (riches en carbone), vous utilisez les feuilles mortes.
.Dans un futur massif. Épandez-les si votre sol est sablonneux : elles vont lui donner du corps au fil des mois.
.Pour notre petite faune tant aimée. Dans des coins discrets du jardin, faites des petits amoncellements de feuilles, mélangés à quelques branchages : hérissons, crapauds et autres mignonnes bestioles s’y réfugieront dès les premiers froids.
.Bon à savoir : Les grandes feuilles (châtaigner, platane…) sont parfaites pour pailler les arbustes. Réservez les petites (cerisier, saule, noisetier, charme…) aux massifs de vivaces.
dimanche 21 novembre 2021
L'instant "classique"... [W.A. Mozart : «Divertimento» KV 563]
samedi 20 novembre 2021
Suite au décès de LOUIS PASTEUR GIACOMONI...
dont les obsèques ont lieu aujourd'hui à 15:30, le blog adresse ses condoléances, émues et attristées, à sa famille.
LA LANGUE AU CHAT...
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| "késaco-386" = chevrotain |
Non, ce que vous voyez ici n'est pas une photo retouchée ! Ce petit mammifère aux oreilles de souris et aux pattes très fines existe bien, c'est un chevrotain. La famille de Tragulidae regroupe quatre espèces encore vivantes de chevrotains (et d'autres dont nous n'avons que des fossiles), les plus petits ongulés connus. La plupart des espèces vivent dans les forêts ombragées d'Asie du Sud-Est et de l'Inde. Une dernière espèce, le chevrotain aquatique, est présente en Afrique équatoriale.
Bien que les chevrotains appartiennent au sous-ordre des ruminants, leur apparence rappelle plus celle des rongeurs. Les anglophones les appellent par ailleurs mouse-deer ou "souris-cerf". Aucune espèce de chevrotain ne porte de bois ou de corne comme on peut le voir chez les autres ruminants. À la place, ils possèdent de longues canines à croissance permanente. Le chevrotain aquatique est encore plus étrange : bien adapté à son milieu de vie, il a les pattes palmées et chasse le poisson. Les autres chevrotains se nourrissent de végétaux.
(Source : Futura Planète. Julie Kern, rédactrice scientifique)
Une recette de "macaroni"... (proposée par Yzus)
Temps de préparation : 15 min Temps de cuisson : 30 min
vendredi 19 novembre 2021
MUSÉE du "carédar"... [MARC-Le Rêve_1912]
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| Franz MARC "Le Rêve"_1912 Huile sur toile. (100,5 cm X 135,5 cm) Madrid, Musée National Thyssen-Bornemisza. |
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| "carédar-483" |
"Le rêve" _ L'œuvre de Franz Marc se divise en trois étapes allant du figuratif à l’abstrait. La partie de son œuvre la mieux connue est consacrée aux représentations animalières (essentiellement chevaline), où son thème est la force vitale de la nature. Il associe à l’animal des qualités — le bon, le vierge, le beau et le vrai — qu’il ne rencontre pas chez l’homme. Il occulte toute représentation humaine au profit de l’animal et le paysage n’est plus que l’espace vital dans lequel ce dernier évolue. Il essaye de peindre la façon dont l’animal voit le monde par une simplification formelle et chromatique des choses pour en représenter « l’être absolu ». Il attribue à chaque couleur une signification ; le bleu pour le masculin austère et le spirituel ; le jaune pour le féminin, doux et gai, et le rouge comme couleur de la violence combattue par les deux premières.
Son cheminement du figuratif à l’abstrait se fait de manière très progressive — purification des lignes, fond du tableau ne représentant plus un paysage mais des aplats colorés, puis libération de la couleur du sujet principal (Cheval bleu) avec simplification géométrique —, entre 1903 à 1914, ce qui aura constitué un long parcours (11 ans) par rapport à sa courte vie (36 ans).
FM entre à l'académie des beaux-arts de Munich, mais il n'y restera pas. En 1905, il rencontre de nombreux peintres animaliers, les animaux deviendront dès lors son sujet de prédilection. Il épouse Maria Schnür en 1907 et adopte son fils qu'elle a eu d'un précédent mariage. En 1909, il rencontre Auguste Macke qui lui permet de se faire connaître. Sa rencontre avec Vassily Kandinsky en 1911 sera décisive dans sa carrière, il fonde avec lui le groupe d'artistes Le Cavalier bleu. C'est à partir de cette année-là qu'il commence à peindre ses célèbres Chevaux bleus.
Il se porte volontaire en 1914 et part sur le front où il dessine dans un petit carnet. Il est touché en 1916 par un éclat d'obus et meurt en 1916 à Braquis, près de Verdun.
jeudi 18 novembre 2021
Nous commémorons aujourd'hui la mort de Marcel Proust, il y a 99 ans de cela.
Découvrez ici des extraits de sa réflexion sur un "rayon de soleil sur le balcon".
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Je viens d'écarter le rideau : sur le balcon, le soleil a étendu ses moelleux coussins. Je ne sortirai pas ; ces rayons ne me promettent aucun bonheur ; pourquoi leur vue m'a-t-elle caressé aussitôt comme une espérance, une espérance de rien, une espérance désaffectée de tout objet, et pourtant, à l'état pur, une timide et tendre espérance ?
Quand j'avais 12 ans je jouais aux Champs-Élysées avec une fillette que j'aimais, que je n'ai jamais revue, qui s'est mariée, qui est aujourd'hui mère de famille et dont j'ai lu le nom l'autre jour parmi les abonnées du Figaro. Mais comme je ne connaissais pas ses parents, je ne pouvais la voir que là et elle n'y venait pas tous les jours, à cause de cours, de catéchismes, de goûters, de matinées enfantines, de courses avec sa mère, toute une vie inconnue, pleine d'un charme douloureux, parce que c'était la sienne, et qu'elle la séparait de moi. Quand je savais qu'elle ne viendrait pas, j'entraînais mon institutrice en pèlerinage jusque devant la maison où ma petite amie habitait avec ses parents. Et j'étais si amoureux d'elle que si je voyais sortir leur vieux maître d'hôtel promenant un chien, je pâlissais, j'essayais en vain de comprimer les battements de mon cœur (…)
Puis un jour vient où la vie ne nous apporte plus de joies. Mais alors la lumière qui se les est assimilées nous les rend, la lumière solaire qu'à la longue nous avons su faire humaine, et qui n'est plus pour nous qu'une réminiscence du bonheur ; elle nous les fait goûter, à la fois dans l'instant présent où elle brille et dans l'instant passé qu'elle nous rappelle, ou plutôt entre les deux, hors du temps elle en fait vraiment des joies de toujours. Si les poètes qui ont à peindre un lieu de délices nous le montrent habituellement si ennuyeux, c'est qu'au lieu de se rappeler, à l'aide de leur propre vie, quelles choses très particulières y furent les délices, ils le baignent d'une lumière éclatante, y font circuler des parfums inconnus.
Il n'est pour nous de rayons, ni de parfums, délicieux, que ceux que notre mémoire a autrefois enregistrés ; ils savent nous faire entendre la légère instrumentation que leur avait ajoutée notre façon de sentir d'alors, façon de sentir qui nous semble plus originale, maintenant que les modifications souvent indiscernables mais incessantes de notre pensée et de nos nerfs nous ont conduits si loin d'elle. Il n'y a qu'eux - et non pas des bêtes de rayons et de parfums nouveaux qui ne savent encore rien de la vie - puissent nous rapporter un peu de l'air d'autrefois que nous ne respirerons plus, qui puissent nous donner l'impression des seuls vrais paradis, les paradis perdus ! Et c'est peut-être à cause de la petite « scène d'enfant » que je viens de rappeler que j'ai trouvé tout à l'heure aux rayons qui s'étaient posés sur le balcon, et dans lesquels elle avait transfusé son âme, quelque chose de fantasque, de mélancolique et de caressant, comme à une phrase de Schumann.
Marcel Proust
(Source : La lettre du Figaro du 18 novembre 2021)
La "poésie" du jeudi...
Barbara
Rappelle-toi
Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu
marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la
pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et
je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de
même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi
qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même
ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et
il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la
pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses
bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te
tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai
vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même
si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie
pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur
cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur
le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la
guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De
feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses
bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh
Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait
avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une
pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus
l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui
crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil
de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin
de Brest
Dont il ne reste rien
Jacques
Prévert (1900-1977)
Paroles
mercredi 17 novembre 2021
mardi 16 novembre 2021
Encore une idée reçue
Non, les clémentines corses ne sont pas moins chères sur le continent. À Carcassonne, photo de gauche : 6 € 30 le kilo. À Biguglia, photo de droite : 4 € 95 le kilo
Psychopathe ? Artiste ? Égocentrique ? Trouble de la personnalité ? ...
lundi 15 novembre 2021
TRUCS DE SOUPE...
Avant de vous lancer dans la préparation de moulinés et autres consommés réconfortants, suivez ces petits conseils pratiques. Réussite et gain de temps assurés !
Histoire d'être toujours prêt à mitonner une bonne soupe avec les légumes trouvés au hasard du marché, il convient d'avoir dans son épicerie quelques ingrédients indispensables :
des cubes de bouillon de viande, de légumes, du fond de veau, du fumet de poisson... qui réhaussent la saveur des préparations en un tour de main
de la Maïzéna, de la fécule, de la purée en flocons qui peuvent jouer le rôle de liant, autrement dit d'épaississant
des pâtes, du riz, du tapioca... qui rendent les bouillons plus consistants
du lait ou de la crème fraîche pour enrichir et adoucir
des herbes, des épices et des aromates
des huiles (olive, noix, noisette...) et des vinaigres (balsamique, xérès...) pour un peu d'originalité
des croûtons, des fromages frais ou râpés pour des potages généreux
des légumes surgelés pour les retours de courses bredouilles...
Velouté, crème, bouillon... la différence
Si les dénominations sont différentes, c'est bien parce que les préparations ne sont pas tout à fait identiques, le mot soupe étant le terme générique.
Le potage est une soupe peu consistante où le bouillon tient une grande place.
La moulinée est une soupe passée. On utilise pour cela un moulin à légumes dont la grille sera fine ou moyenne en fonction de la consistance que l'on souhaite.
- Le velouté est une soupe mixée dont la texture soyeuse est la plupart du temps apportée par de la maïzéna, de la fécule...
- La crème est un velouté enrichi de crème fraîche et parfois de jaunes d'oeufs.
Le consommé est un bouillon très réduit qui concentre alors les arômes. Servi froid ou chaud, on peut l'accompagner de viandes émincées, de fromage râpé de croûtons grillés...
La bisque est un coulis de crustacés souvent agrémenté de crème fraîche, de vin blanc et de cognac et servi comme potage.
À tout âge, pour s'hydrater, pour la santé, pour se régaler... "MANGER DE LA SOUPE" !










































